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Le petit ange blond et la petite fille brune

Voici l’histoire d’une enfant qui me fait lire cette phrase ambiguë quant à la compréhension du « comme » : « Quiconque n’accueillera pas le royaume de Dieu comme un enfant l’accueille n’y entrera jamais. » (Marc 10,15)

L’enfant entre dans la petite chapelle de montagne, suivant ses parents. Ce soir une veillée de prières autour d’une dizaine de visages. Parmi eux une petite fille toute brune, « un petit pruneau » disait-on d’elle, avant qu’une bombe ne la touche. Le « petit ange blond » – c’est ainsi qu’on l’appelle – demande à ses parents qui sont ces personnes, qui est cette petite copine, dont les photos sont posées sur une table. Doucement, le papa lui explique avec des mots simples mais justes : ces personnes vivent dans des pays en guerre ; ils ont été arrêtés, mis en prison et leurs familles ne savent plus rien d’eux. Nous espérons tous, avec eux, qu’ils ne sont pas morts. La petite fille brune jouait dans son jardin, dans un pays qui s’appelle la Palestine, quand une bombe a détruit son jardin, a tué ses frères et ses cousins. Elle n’est pas morte mais ne pourra plus jamais marcher. Aujourd’hui nous allons demander à Dieu de nous aider, tous les hommes, à faire arrêter les guerres. Nous lui dirons que nous aimons ces personnes comme si elles étaient de notre famille. En silence, l’enfant pense à la fin de l’été … elle retournera à l’école, jouera, retrouvera son cours de danse, se chamaillera avec ses frères et cousins. Cette petite fille brune, elle, sera triste, ne dansera pas. Alors la petite fille demande à son papa ce qu’elle peut faire. Il lui répond de penser avec amour à cette autre enfant, si loin. Oui, mais je veux aussi donner le billet que tu m’as donné ce matin, pour m’acheter des bonbons … peut-être cela pourra aider sa famille ? C’est ainsi que la plus jeune militante de l’ACAT (Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) a laissé son adresse, a fait un don, c’était fin juin à la Nuit des Veilleurs. En même temps, un monsieur de bien plus de cent ans envoyait un chèque, un don à l’ACAT. L’ACAT de 10 à 110 ans !

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À propos Florence Couprie

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est pasteure retraitée de l’Église protestante unie de France.

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