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Résurrection de Jésus : résurrection de Dieu

Adorer Jésus ou bien vivre dans son sillage

l’important pour les humains n’est pas de croire en Jésus ressuscité, mais de croire Jésus. L’important n’est donc pas la christologie, les mots pour dire Jésus, le fait de donner des hauts titres à Jésus, fussent-ils les plus hauts et les plus glorieux, comme celui de « Fils Éternel de Dieu » ou même de « Dieu-fait-homme », et de l’adorer tel un grec adorait Zeus, mais de l’écouter et de suivre le chemin qu’il a tracé pour nous, d’orienter sa vie dans le sens de celle de Jésus.

C’est d’agir comme lui qui compte, seulement cela. L’adoration de l’homme ressuscité, du Christ glorifié et divinisé est idolâtre, c’est mettre dans sa personne la puissance que l’on voudrait posséder : divinisation, absence de péchés, immortalité, et c’est prendre pour la Source celui qui en est le jaillissement. Ce faisant, on détourne les hommes du chemin de vie qu’il a inauguré ; on prend le messager pour le message, l’annonciateur à la place de la Bonne Nouvelle. L’important est le chemin qu’il a tracé.

Je crois que c’est ce chemin et l’agir bouleversant de Jésus qui ont mis ses disciples en mouvement, qui les ont réveillés, sortis de la torpeur et de la misère psychique et spirituelle dans laquelle les mettait le système politico-religieux de ce temps-là. Jésus les avait relevés, remis debout, libérés, ressuscités.

C’est pourquoi, après sa mort, pour dire leur découverte éblouissante, ils proclamèrent Jésus ressuscité par Dieu. Car « il n’était pas possible que la mort retienne en son pouvoir le prince de la vie », le libérateur des puissances destructrices de l’humanité de l’homme ; Dieu donne la vie, il ne peut pas laisser son fidèle connaître l’effacement. On ne reste pas au shéol quand on est vivant comme Jésus (cf. Ac 2,22-36). Ses partisans redécouvrirent après « trois jours », – le temps nécessaire pour surmonter et dépasser le choc et l’anéantissement dans lequel les avait plongés sa mort sur la croix –, que son agir et sa parole venaient bien de Dieu. Son esprit, l’Esprit-même de Dieu, ils le constataient, continuait à vivre en eux : le Dieu de Jésus était ressuscité car il les relevait encore ! Le Dieu que Jésus avait annoncé et effectué resurgissait en eux. Celui qui les avait libérés du dieu de mort des religieux de ce temps était le même que celui qui avait libéré les juifs de l’esclavage en Égypte. Avec Jésus, le Dieu vivant ressuscitait !

Il fallait donc le « re-susciter », dire la Bonne Nouvelle, l’effectuer de nouveau afin de libérer l’homme de toutes les forces de mort qui l’aliènent et veulent l’anéantir. Car non, le vrai Dieu, le Dieu Vivant ne peut pas mourir, il est le « Dieu-des-hommes » pour toujours ! Jésus est venu pour la vie, et il donne la vie en abondance (cf. Jn 10,10 : « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. »).

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À propos Michel Leconte

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né en avril 1949. Diplômé de l’École de Psychologue Praticien en psychopathologie clinique, formé à la psychanalyse. Il a exercé son métier dans la Marine Nationale. D’origine catholique, il a re- joint l’ERF et son courant libéral en 1989.

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