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Pays-Bas. CROIRE EN UN DIEU QUI N’EXISTE PAS

 

L’ouvrage, qui en est aujourd’hui à sa 13e réédition, se trouve en librairie au rayon « athéisme », et la PKN a décidé – après quand même bien des discussions et des conflits internes – d’autoriser le pasteur (né en 1947) à poursuivre l’exercice de ses fonctions.

Contrairement aux autres temples, qui connaissent généralement une désaffection croissante, ceux de Klaas Hendrikse, à Middelburg et Zierikzee (province de Zélande, au sud-ouest des Pays-Bas), ne désemplissent jamais ; les gens viennent au culte de loin, souvent par autocars entiers.

Même la presse étrangère s’intéresse à ce ministre : citons seulement le quotidian genevoix “le Temps”, qui lui a consacré sa une du 3 avril (édition de Pâques !), et la prestigieuse maison d’éditions suisse Labor et Fides qui va le publier en français au mois de juin 2011.

Pourquoi tant d’intérêt ? S’agit-il de simple curiosité, ou de quelque chose de bien plus profond ?

Essayons de résumer le livre de ce ministre qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne caresse pas les bien-pensants dans le sens du poil.

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Etre athée ne signifie pas « ne pas croire »

Klaas Hendrikse le précise d’emblée : “Je nie l’existence du Dieu théiste tel que le présente la tradition chrétienne, et en cela je suis athée. Mais je suis aussi un croyant. Après la phrase “Dieu n’existe pas », je ne mets pas un point, mais une virgule. C’est ce qu’il y a après cette virgule qui fait de moi un croyant”. Ainsi, pour le ministre, être athée ne signifie aucunement « ne pas croire « . D’ailleurs, selon une enquête récente, trois Néerlandais sur quatre – et un pasteur protestant sur six ! – déclarent ne pas croire en Dieu, mais se considérer quand même comme croyants, comme en recherche de sens.

Le pasteur de Zélande n’a pas attendu le résultat de l’enquête, pour lui les choses sont claires depuis longtemps: les gens ont toujours la foi, mais plus en le Dieu et en le catéchisme prêchés par les Eglises, parce que celles-ci, aux questions existentielles contemporaines, n’apportent que des réponses stéréotypées, complètement dépassées. Il s’est donc senti appelé à lancer, par le biais d’un livre, un débat sur la nature de Dieu; c’est ce qu’il a fait, avec un succès d’une ampleur inattendue.

Dieu n’existe pas en Lui-même, Il est une expérience humaine

“Ce que j’entends par Dieu, c’est une expérience humaine. Dieu n’est pas pour moi un être, mais un mot désignant ce qui peut exister entre des personnes. Si, par exemple, une personne vous dit: “je ne t’abandonnerai pas”, et qu’elle tienne parole, il serait tout à fait convenable d’appeler cette relation Dieu”.

Dieu n’est pas un être mystérieux qui intervient d’en-haut, mais Il est le  » produit  » d’une expérience humaine.

Dans l’histoire de l’Exode, Moïse est envoyé chez Pharaon, et c’est Moïse – et non pas Dieu – qui doit libérer son peuple. C’est le peuple qui prend son destin et sa libération en main.  » Ce qu’on appelle Dieu, a affaire avec ce qui se passe dans la vie des hommes « .

Les Hébreux sont partis d’Egypte pour connaitre une vie meilleure et, après coup, on a dit qu’ils avaient été menés par une force, et cette force a été appelée Dieu.

En d’autres termes, Dieu est le nom qui a été donné à une expérience et, par la suite, l’ensemble de l’histoire des Hébreux a été qualifiée d’”histoire du salut”.

Généralement, Ex. III, 14 est ainsi traduit :  » Je suis celui qui suis « , mais Hendrikse comprend :  » Partez, alors j’irai avec vous « . Dieu n’ « existe » pas en Lui-même, mais seulement lorsque les hommes sont en route, lorsque, pour eux, les événements quotidiens sont vécus comme une expérience humaine.

Dans la mesure où quelqu’un se laisse émouvoir, toucher ou étonner par un événement ordinaire, qu’il l’interprète comme un appel, on peut dire qu’il “ croit”. Le même événement est vécu de façon différente par le croyant et par le non-croyant, seuls les termes employés ne sont pas les mêmes. « Le mot « Dieu » n’a pas d’importance, le plus important est l’expérience vécue « .

Nous avons ici le thème central du livre, ce que Klaas Hendrikse développe de toutes les façons possibles :  » J’appelle Dieu ce qui accompagne les hommes qui sont en route. (…) C’est pourquoi je dis que Dieu n’existe pas en tant qu’être absolu, infini, impassible, mais qu’Il arrive parfois ou peut arriver. Pour cela, les hommes sont nécessaires; sans eux, il ne peut être question de Dieu. « 

Et que Dieu n’ « existe  » pas, non seulement n’est pas un empêchement à la foi, mais c’est même une condition à celle-ci! Croire a plus affaire avec la vie qu’avec Dieu, ou avec une religion. La vie d’un croyant se caractérise par la manière dont il se comporte avec ceux qui l’entourent, et face aux aléas de sa vie.

Comment les hommes ont fait de Dieu une personne à leur image

Le récit de la Genèse n’est finalement qu’une variante des histoires de création qui se racontaient déjà dans d’autres pays. Il faut donc plutôt voir en la Genèse une affirmation de la suprématie du Dieu des Hébreux sur les dieux païens de la contrée, qui étaient des dieux  » concurrents « .

Petit à petit, surtout dans le christianisme, le mythe de la création acquit le statut de vérité absolue et dogmatique, on attribua à Yahvé de plus en plus de caractéristiques humaines, et Il finit par être considéré comme une personne.

Il est écrit que  » Dieu créa l’homme à Son image « , mais le pasteur néerlandais considère que c’est l’inverse : ce sont les hommes qui, de tout temps, ont créé des dieux à leur propre image, et il y a autant de dieux différents que de personnes différentes.

Dieu n’est pas une personne, mais il est personnel

Dieu dépend par conséquent de ce que nous faisons de Lui.

Hendrikse utilise l’image du sac à dos: tout le monde en porte un, qui est rempli de son éducation, de son histoire personnelle, de ses souffrances, et aussi de ses bons souvenirs. Certains jours, mon sac est trop lourd pour moi, et je suis alors heureux de trouver quelqu’un qui m’aide à le porter; peut-être, quelquefois, n’y a-t-il personne, mais cela aussi fait partie de mon sac.

Ce que je dis de Dieu, ne dit finalement rien de « Dieu », mais parle seulement de mon Dieu, ou plus précisément, de mon vécu personnel, en lequel je vois un lien avec ce que, moi, j’appelle  » Dieu « . C’est le contenu de mon sac à dos qui détermine les mots, variables au fil du temps, que j’utilise pour interpréter, qualifier, mes experiences. Si je dis :  » Dieu est amour « , j’essaie d’exprimer à l’aide du mot  » Dieu  » ma propre expérience de l’amour.

Et au fur et à mesure que je change, Dieu change aussi,

« Dieu n’est pas une réalité objective, mais une réalité personnelle. Il n’y a qu’une réalité, et si les termes “mystère” ou “Dieu” appartiennent à une réalité, c’est uniquement à la nôtre ». Chacun  » se construit un Dieu personnel, ce qui est autre chose que de dire que Dieu serait une personne ! « ; il est impossible de tenir un discours général sur Lui, et déclarer qu’Il existe, qu’Il est éternel, hors du temps, parfait ou tout-puissant, Lui donner des responsabilités là où ce n’est pas son domaine, est une erreur, et même du “pur paganisme ».

Croyance et fait de croire

L’auteur fait la différence entre la « croyance  » et le  » fait de croire « . La croyance est un contenu, un ensemble de dogmes, tandis que le fait de croire, loin d’être une affaire de catégories religieuses, est lié à la manière de vivre le quotidien, les aléas de l’existence, les relations avec les autres.

Par exemple, quand nous lisons dans la Genèse :  » Dieu vit que cela était bon « , ne comprenons pas :  » Dieu fut content de son travail « , mais voyons cela comme l’affirmation que tout a  » bien  » commencé, que la vie a un sens, et qu’il faut donc toujours se donner la peine de se remettre debout, de repartir. Croire ne signifie pas s’imaginer qu’  » avec Dieu rien de mal ne peut m’arriver « , comme l’assure pourtant le psalmiste, mais c’est refuser de penser que l’existence est absurde.

Les récits bibliques, même s’ils ne sont pas historiques, sont « vrais »

Les histoires que nous trouvons dans la bible ne relatent pas ce qui s’est passé il y a 3000 ans, et en ce sens elles ne sont pas  » vraies « , pas  » véridiques « . Cela n’empêche cependant pas d’affirmer qu’elles sont  » vraies  » parce que ce qu’elles racontent me concerne également.

Prenons par exemple l’Exode : je me vois en Moïse qui se traîne dans le sable, je me reconnais dans ses colères, dans ses révoltes; mais je sais que Dieu l’accompagne, et son histoire peut m’aider à y voir plus clair dans mon propre vécu.

Ces récits ne sont pas en eux-mêmes la Parole de Dieu car, pour qu’ils la deviennent, la  » participation  » du lecteur est nécessaire : il faut qu’il se sente le destinataire de l’histoire, interpellé par celle-ci.

Dieu a besoin des hommes

Si l’on reste immobile, Dieu n’existe pas, mais si l’on se met en marche,  » quelque chose  » marche alors avec nous : Dieu se produit.

Dit autrement : Dieu n’existe pas, mais Il peut  » arriver « .

Dieu a besoin des hommes pour être Dieu.  » Si tu cherches Dieu, il faut être auprès des hommes « , dit Klaas Hendrikse. Si les gens ne tissent pas de liens entre eux, s’ils n’essaient pas de vivre en bonne harmonie, Dieu ne saurait se manifester.

Quand, au contraire, les hommes s’entraident, Dieu peut  » se produire « , faisant alors surgir le divin dans le quotidien. Ainsi, quelque chose d’apparemment banal (un geste de consolation, une main tendue dans une situation de solitude, etc.) peut-il acquérir une dimension de transcendance, un caractère religieux.

L’auteur résume cela en ces termes :  » Dieu est la dimension verticale des relations horizontales entre les hommes.  »

Dieu n’a jamais parlé

Dieu n’a jamais donné de réponse aux hommes, ce sont eux qui s’en inventent, et croire signifie autre chose que disposer d’un « capital  » de certitudes. Les questions existentielles ne peuvent être que vécues, et au lieu d’attendre une  » réponse « , il s’agit bien plutôt de continuer à se poser des questions, et d’accepter de vivre avec des points d’interrogation, avec le mystère.

On ne peut croire que lorsqu’on n’attend plus de réponse, car Dieu est justement plus proche dans les questions. Il est même, pourrait-on dire, la question qui demande notre réponse.

A quoi bon prier, si Dieu n’existe pas ?

Dire que Dieu n’existe pas ne doit pas pour autant faire rejeter la prière, car celle-ci peut bel et bien être exaucée. Seulement, elle ne le sera pas par Dieu, mais par les hommes, par ce qu’ils feront pour la personne destinataire des suppliques. Dans le cas d’un malade en train de mourir, on peut prier pour qu’il ait la force de supporter ses souffrances et qu’il trouve des gens pour le soutenir, pour l’aider à envisage malgré tout la vie de façon positive. Celui qui prie ainsi, et avec sincérité, sera proche du malade et, de ce fait-même, sa prière sera exaucée.

Le croyant dira peut-être que c’est Dieu qui a réconforté le malade ; le non-croyant, lui, que c’est sa proper présence qui lui a fait du bien. Tout est dans l’interprétation de ce qu’on vit.

Que retenir de ce livre ?

Tout d’abord, qu’il mérite amplement son succès, même s’il peut choquer certaines personnes: il constitue, c’est certain, une excellente base de réflexion et de discussion.

Une seule réserve est possible à notre avis: l’auteur aurait pu développer et argumenter davantage certains points essentiels pour beaucoup de personnes.

Par exemple, selon lui, Jésus n’est pas le Fils de Dieu, le Rédempteur, mais seulement un humaniste remarquable, un maître de sagesse, un militant contre l’oppression, etc., bref un homme exemplaire parmi d’autres, à l’instar de Bouddha, Socrate, Gandhi, ou encore Albert Schweitzer, qu’il place au même niveau.

Ce que dit Klaas Hendrikse sur la mort, laissera peut-être aussi le lecteur sur sa faim. Prétendre que la mort est la fin absolue de la vie, mériterait un développement plus élaboré.

Et si Dieu n’existe pas, comment comprendre l’origine de l’univers ? La théorie de l’évolution n’explique pas tout.

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L’auteur est en train d’écrire un second livre, et nous espérons qu’il traitera certains points non abordés, ou trop rapidement, dans celui-ci. Mais, qu’il le fasse ou non, toujours est-il que Klaas Hendrikse a déjà atteint son objectif, à savoir d’être un empêcheur de tourner en rond, de somnoler tranquillement sans trop réfléchir, et cela ne peut être qu’un bien.

Les gens, nous l’avons dit, se pressent en foule à Middelburg et à Zierikzee. Certains, c’est bien probable, sont surtout curieux de voir et d’entendre ce prédicateur brillant et célèbre. Mais il est également permis de penser que la plupart des personnes accourent, et de loin, parce qu’elles ont enfin trouvé un pasteur qui formule sans ambages (et, ce qui ne gâte rien, avec humour) ce qu’elles pensaient depuis longtemps de façon plus ou moins confuse, ou alors inavouée.

Elles apprécient qu’il dise non à une théologie trop alambiquée pour le commun des mortels, non au jargon des spécialistes (une demi-page de son livre est d’ailleurs consacrée à l’énumération des termes qu’il s’interdit d’employer, comme par exemple herméneutique, maïeutique, pneumatologie, anthropomorphisme, etc., etc.). Bref, elles aiment ce pasteur qui n’a pas peur d’être traité d’iconoclaste, qui ose poser les questions qui font mal et dénoncer les réponses insatisfaisantes, pour ne pas dire culpabilisantes, apportées trop souvent par l’Eglise.

Pour conclure, disons que ce livre ne laisse personne indifférent, et que le lecteur ne peut que se sentir interpellé. Klaas Hendrikse n’a certainement pas tout à fait tort quand il dit que  » les gens ne quittent pas l’Eglise, mais (que) c’est l’Eglise qui s’est éloignée des questions qui préoccupent les gens », et que seules des forces venues de l’extérieur pourront provoquer un changement radical. Peut-être a-t-on besoin, en effet, de l’athéïsme pour cela!!!

La  » Koorkerk » de Middelburg, où habite le pasteur, non seulement organise les activités  » traditionnelles  » de n’importe quelle paroisse, mais elle propose aussi un groupe de discussion intitulé  » Bienvenue au pays de ceux qui doutent « .

Et si, dans nos paroisses françaises, nous en prenions de la graine, si nous avions le courage, même s’il nous en coûte beaucoup, de remettre en question non seulement l’expression de notre foi, mais notre foi elle-même ?

Elle ne pourrait qu’y gagner….

Peter van der Heijde

vanderh@aliceadsl.fr

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8 commentaires

  1. Que de pensées me rejoignent !

    En tant que chercheuse de Dieu (car je n’arrive pas à le figer dans le temps), j’aime sa vision de l’incarnation de Dieu qui engage l’homme dans sa façon de conduire sa vie.

    J’aime sa lecture de la Bible loin de tout fondamentalisme, elle est Vivante.

    « Dieu n’a jamais donné de réponse aux hommes, ce sont eux qui s’en inventent » Il y a du vrai : je pense aux mouvances charismatiques, évangéliques qui font dire tellement de paroles à l’Esprit Saint, etc…. Dans les programmes d’évangélisation, tant de « vérités », de dogmes sont assenés sans qu’on ait le temps de les méditer et de les digérer !

    J’aime son dialogue avec le monde, et j’attends de mon église (catholique) de l’ouverture et qu’elle mette moins en avant les dogmens, la Loi et les interdits que la Vie.

    Je ne me permettrai pasde porter de jugement de valeur sur ce qu’il dit de Jésus… Je m’entiens aux questionnements et réflexions qu’il met en marche.

    Merci.

  2. Intéressant, mais on est loin de la Bible!

  3. Les idées développées par le Pasteur Hendikse sont fort intéressantes et rejoignent ce que disent certains penseur radicaux qu’ils se présentent comme athée comme lui ou qu’ils se présentent comme « croyants » ,comme lui aussi.

    Déjà ce qu’on appelle la théologie négative dit quelque chose comme cela : Dieu on ne peut rien en dire de positif, on peut seulement dire ce qu’il n’est pas.

    Hendrikse va encore plus loin en disant  » il n’existe pas » ce qui est une autre manière de dire ce qu’il n’est pas. Autrement dit, il n’a pas « d’existence » au sens humain du terme et l’imaginer comme quelqu’un qui est au dessus de moi et qui écoute tout ce que je dis, qui sait toutes mes pensées et s’occupe de moi à toute heure du jour et de la nuit, est encore une manière très « paienne » de définir Dieu.

    Quand on lit Jacques Ellul, on trouve parfois des résonnances avec Hendrikse.

    Vivement que Labor et Fides traduisent cela en Français.

  4. Cette vision de Dieu, de sa mort au sens du Dieu traditionnelle et de sa réapparition se retrouve aussi dans la théologie féministe, chez I. C Heyward. Je vais donc lire le livre qui est intéressant, et ce pasteur a bien eu raison de provoquer par son titre, du moment que l’idée se répand et se discute c’est intéressant!

  5. Que Dieu n' »existe » pas au sens humain d’une inscription dans l’espace-temps (sur le mode que montre un Heidegger et tout l’existentialisme), c’est une banalité insigne. Dire qu’il n' »est »pas relève de l’impossible, philosophiquement parlant.

    En revanche, ayant enfoncé des portes ouvertes – mais en laissant grandes ouvertes les portes de son temple qui lui donnent rente de situation – ce pasteur Hendrikse laisse bien fermées les portes des questions clé: ainsi le « pas de foi », ce pas que l’on fait une fois épuisées les ressources, essentielles, de la raison, n’a aucun sens, comme le stipule l’apôtre Paul, si le Christ n’est pas ressuscité.

    S’il ne l’est pas, alors, au lieu d’aller écouter un prêche moraliste et humaniste de plus, je vivrai autrement et ne laisserai pas un phénomène de curiosité médiatique gonfler ma notoriété et mon narcissisme. Personne n’est obligé de croire en l’Evangile, mais le retourner comme une peau de lapin, c’est se livrer à une sorte de fondamentalisme inversé qui ne pose que la vertu efficiente de l’Idée de Dieu. Méthode Coué? Ivresse de se distinguer d’enseignements effectivement éculés parce que désertés, précisément par la foi existentielle?

    Quoi qu’il en soit, on ne se prétend pas pasteur quand la source de vie se réduit à une simple affaire d’optimisme humaniste. Peu de risque en l’affaire, sauf de se faire connaître. Courage de dire qu’on ne croit pas en un Dieu dit mort par tant d’autres déjà. Absence de courage pour en tirer la conséquence, qui est de quitter avec simplicité cette fonction et de ne pas la réduire à celle d’un vague coach postmoderne.

  6. Si DIeu n’existe pas, comment peut-Il avoir un Fils ?

    ou :

    Comment Jésus-Christ peut-Il être Fils (FIls de DIeu) d’un Père (Dieu) qui n’existe pas ?

  7. Comme chacun sait, c’est le fils qui fait le père.

  8. yalef.cm@gmail.com'

    je me disais bien qu’il y en avait qui y pensait bien avant que moi.
    Good

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