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Perdre un ami

 

III. La Déchirure. tiré de la série photographique Je finis une mort et termine la mer de guillaume schneider © guillaume schneider, 2015.

III. La Déchirure. tiré de la série photographique Je finis une mort et termine la mer de guillaume schneider © guillaume schneider, 2015.

Nombreuses sont les personnes dont la jeunesse a été marquée par la perte d’un ami et dont l’évocation ravive encore, des années après, des sentiments douloureux et profondément ancrés en eux. Comme le soutient Jean-Marie Gueullette, il y a peu de mots, voire de rites spécifiques pour signifier ce deuil particulier. Néanmoins, si l’on s’attache à observer et à questionner des jeunes confrontés à la mort d’un des leurs, leurs discours dévoilent des pratiques et des représentations sources de sens pour affronter la perte et attestent de « la très grande inventivité des vivants au sujet des morts » (Despret 1).

Instant banal et tragique à la fois, la mort d’un jeune est d’autant plus insupportable qu’elle est souvent brutale (suicides, accidents) et jugée comme anormale puisque aujourd’hui on devrait mourir vieux. Je tenterai ici de mettre en avant les différentes manières de faire avec la mort et de bricoler du sens autour de la perte de l’ami, celui que l’on considère, encore plus qu’à d’autres âges de la vie, comme son alter ego, c’est-à- dire le même que soi. Ma réflexion se nourrit de l’analyse de plusieurs dizaines de situations de deuil, et, plus qu’elle ne cherche à soutenir un propos généralisant sur les jeunes et leurs réactions face à la mort d’un ami, suggère des pistes de compréhension. Ces situations sont issues d’un travail doctoral en sociologie et d’une recherche nationale en cours sur le rôle et les usages du numérique dans le deuil 2. Soulignons que mon orientation théorique sur ces questions privilégie une approche socio-anthropologique. Suite notamment aux travaux de Louis-Vincent Thomas, l’anthropologie nous apprend que lorsque la mort survient, les vivants oscillent toujours entre désordre et remise en ordre des liens qui les unissent3, créant autant de confits et de divisions entre eux que des temps et des espaces de pacification et de rassemblement. La sociologie4, par la description de ce qui se fait lors d’un décès (où, comment et avec qui ?), permet de comprendre comment un contexte particulier met en forme ce que l’anthropologie énonce comme des réactions universelles des humains face à la mort : rassembler les vivants, garder des traces du mort, le localiser et maintenir une relation avec lui.

 Une mort collectivement partagée

Il ressort clairement des discours trois dimensions essentielles à la compréhension et à l’analyse de ce deuil particulier : les ritualisations funéraires instituées, les ritualisations instituantes et le vécu intime de la perte 5.

1.- Les ritualisations funéraires instituées correspondent à la mise en bière, à la cérémonie funéraire et à la mise en terre (ou dispersion). Le corps est généralement présent et sauf exception, elles sont publiques.

2.- Les ritualisations funéraires instituantes sont parallèles et intrinsèquement liées aux précédentes. Elles s’en distinguent par le fait que les personnes en deuil prennent l’initiative d’organiser un moment particulier – à part des rituels officiels – pour souligner le décès et témoigner de leurs liens affectifs avec le défunt. Le corps est alors absent ou parfois remplacé par les cendres. Elles varient aussi selon les cercles d’appartenance du défunt. Par exemple : l’annonce, le vin d’honneur, les fêtes privées, les célébrations « anniversaire », la minute de silence et/ou la plantation d’un arbre à l’école, le tri des affaires et/ou le réaménagement de la chambre, les échanges via mails et autres messages sur une interface comme Facebook.

3.- Enfin, comment un jeune « fait avec » la mort de son ami ? Et quel(s) sens accorde-t-il à cette perte ? Si l’on en croit J.-H. Déchaux, l’expérience du deuil se conjugue aujourd’hui dans l’intime qu’il nomme « la mort en soi ». Moins visible, ce repli dans l’intime a néanmoins une fonction. En s’infligeant de passer par l’intime pour surmonter l’épreuve que représente le décès de leur ami, ces jeunes cherchent à maîtriser la temporalité du deuil et se revendiquent comme maîtres d’œuvre du sens à lui attribuer. Tout ce qui est ressenti comme une imposition ou une prescription est généralement rejeté. Le sens n’est accessible que par eux et pour eux-mêmes, avant d’être éventuellement partagé avec des personnes de confiance. Nous le verrons, les discours ici rappellent un deuil nécessairement long.

Les trajectoires de deuil sont bien sûr singulières, mais s’articulent autour de ces trois dimensions. Ainsi se décline une multiplicité de temporalités et d’espaces avec des individus différemment affectés en fonction des cercles auxquels ils appartiennent (famille, pairs, école, établissement d’accueil, sport, Internet). Ensemble, elles renvoient à une expression collective du deuil puisque le défunt est célébré lors de la cérémonie funéraire, mais aussi en plus petit comité à d’autres occasions et dans d’autres lieux. Les seules funérailles n’épuisent donc pas le besoin des jeunes d’exprimer leur souffrance qui peut se manifester à la maison, dans leurs activités sportives, musicales et/ou associatives, mais aussi à l’école, ou encore par l’usage du numérique (photos, vidéos) et d’Internet, et enfin dans leur intimité.

 Les ritualisations funéraires instituées

Une des spécificités de la mort d’un jeune réside dans un corps souvent trop abîmé pour être présenté. Dès lors, sachant qu’il n’est pas visible, les jeunes interrogés n’expriment pas de réel besoin de voir, l’imaginer dans le cercueil étant suffisant. De plus, voir le cadavre, sa rigidité et sa froideur, est un rituel par lequel une partie de ces jeunes ne souhaite pas passer. Ils veulent garder en mémoire l’image de leur ami en vie et sans les marques d’une mort violente sur son corps. Plus tard, ce sera sans remords qu’ils évoqueront le fait de ne pas avoir vu le mort et sans effets particuliers dans leur trajectoire de deuil.

Par contre, si le cadavre est visible, la plupart des jeunes interrogés manifestent la volonté de le voir. Ce seront des temps particulièrement intenses et structurants pour eux. La mise en bière est l’occasion de déposer à l’intérieur du cercueil des objets (photos, CD, iPod, joints, etc.) et/ou des écrits (poèmes, pensées, témoignages), représentant le plus souvent les goûts et les envies du défunt dans lesquels les amis le reconnaissent. Ces marques d’attention et de respect à l’endroit du corps correspondent à la phase de séparation décrite par Van Gennep au sujet des rites de passage. Ils sont déposés auprès du corps comme si la personne était encore présente et signifie leur volonté d’accompagner le défunt dans la mort. Une jeune fille a pu passer plusieurs jours au chevet de son meilleur ami mort noyé et respirer son odeur, lui caresser les cheveux et lui parler. Dans le salon funéraire, une autre jeune fille a repris la chanson de Céline Dion « Vole » pour accompagner l’âme de sa meilleure amie dans l’au-delà.

Lors de la cérémonie, les jeunes arrivent généralement en nombre, ils peuvent être plusieurs dizaines, voire plus de deux cents. Nombreux sont ceux qui souhaitent prendre la parole, par la lecture de poèmes ou de simples témoignages. La célébration est alors plus longue qu’une cérémonie classique d’une demi-heure et peut durer jusqu’à deux heures trente. Des pratiques, que l’on peut aussi observer dans des cérémonies plus classiques, ici sortent de l’ordinaire et viennent signifier le caractère exceptionnel de la mort d’un jeune. Elles ont pour objectif affiché d’intensifier la dimension dramatique de la mise en scène. La musique enregistrée et/ou en live (instruments, platines de D.J., etc.) va du groupe Evanescence à Bob Marley en passant par Metallica ou Céline Dion (Titanic). Les photos, à travers des diaporamas notamment, exposent le défunt le plus souvent souriant, entouré de ses amis dans des moments ludiques et/ou festifs. Les amis proches sont souvent associés à la famille dans les premiers rangs. Parfois, une partie des jeunes est placée à côté du cercueil et face à l’assemblée, comme pour les associer spatialement et physiquement au destin de leur ami disparu. Enfin, il n’est pas rare de voir les amis porter le cercueil au début et/ou à la fin de la cérémonie, ou encore organiser une haie d’honneur. Ce sont eux qu’on laisse parfois seuls avec le cercueil à la fin de l’office. Éminemment symboliques, ces pratiques n’ont généralement pas leur place pour d’autres classes d’âges. Ainsi, on signifie que la mort d’un jeune est exceptionnelle et que le groupe d’amis fait partie des groupes d’appartenance les plus touchés.

Lors de l’inhumation, les amis sont aussi présents. Dans une situation récente, une playlist avait été préparée pour ces instants. Diffusés en aléatoire, les morceaux de musique ont rythmé le défilé des personnes auprès de la tombe. Parfois, là encore, les amis resteront plus longtemps sur la tombe.

Finalement lors des funérailles, les amis sont très impliqués et investissent les espaces qu’on leur donne tout en sachant qu’elles ne leur sont pas directement destinées. Instaurant eux-mêmes une hiérarchie dans la peine, ils disent clairement qu’il n’y a pas de plus grande souffrance que celle de perdre un enfant et que ces temps appartiennent aux parents. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux seront très présents auprès des parents après les funérailles et auront à cœur de revenir régulièrement les voir, même plusieurs années après le décès.

 Les ritualisations funéraires instituantes

Ces ritualisations sont parfois moins visibles, mais tout aussi significatives voire plus, aux yeux des amis. Même si parfois des parents sont présents, elles sont à l’initiative des amis.

L’une d’entre elles a lieu à l’annonce du décès. Les amis se retrouvent dans une cave, autour d’un banc, dans un appartement ou dans un lieu connu de tous. Dans ces premiers instants, leur réaction est presque instinctive, ils ont besoin d’être ensemble, de faire corps. Beaucoup d’entre eux l’apparentent à de la survie et le fait d’être entre soi pour faire face à la perte de l’alter ego les réconforte. Beaucoup dormiront d’ailleurs ensemble jusqu’aux obsèques et même après. C’est l’amorce aussi des discussions sur les aspects organisationnels de temps plus officiels.

Plus globalement, ces ritualisations funéraires instituantes ont lieu le soir même des obsèques ou quelques jours plus tard. Elles se caractérisent principalement par leur aspect festif et le panel est large, du simple restaurant entre amis à la grande « teuf ». Le discours des amis est généralement le même : il faut être ensemble, encore, et faire ce qu’ils ont toujours fait avec la personne disparue et qui les caractérise en tant que groupe : la fête. Pour ce faire, les éléments fédérateurs du groupe sont généralement présents : cigarettes, alcools et drogues douces (ou plus fortes mais plus rares) peuvent faire partie de ces temps. Ces ritualisations sont « festives » dans le sens où elles réutilisent les éléments de la fête et servent aux membres du groupe à se reconnaître en tant que tels face à un événement qui les déstabilise. En incorporant de la nourriture, de la boisson, souvent alcoolisée, et parfois des drogues, les jeunes amis tentent de combler l’absence. Dans une situation particulièrement éclairante, des jeunes vont également danser ensemble autour d’un énorme feu et vont crier et pleurer ensemble. Toutes ces pratiques sont autant d’excès pour combler le manque de l’ami, conjurer la mort et resserrer les liens entre les pairs. Par un surplus d’énergie, ils tentent de combler ce vide intenable et pourtant source de sens.

La dispersion des cendres peut être également un temps particulier pris en main par les amis, avec souvent la participation des parents. Une illustration courante est la dispersion des cendres avec la pose d’une plaque sur les lieux de l’accident. Elle rappelle les travaux de Lætitia Nicolas sur les « bornes de mémoire », ces dispositifs floraux visibles le long des routes, comme autant de signes localisant la mort, souvent pour des jeunes. Dans une autre situation, les cendres ont été répandues en Amérique du Sud et au Népal. Loin d’être pathologique ou source potentielle de complications du processus de deuil, cette plurilocalisation des cendres symbolise pour les interviewés la multiplicité des appartenances du défunt. Souvent d’ailleurs, qu’il s’agisse des cendres ou de la tombe, le cimetière renvoie à une notion de fixité ou de rigidité que les amis rejettent.

Nous nous sommes concentrés jusqu’ici sur le groupe des pairs, mais la mort d’un jeune concerne finalement tous ses groupes d’appartenance. En effet, il n’est pas rare également d’observer des prises de paroles et des gestes dans un club de sport lorsqu’un des joueurs est décédé. Par le port d’un brassard noir, une minute de silence, un match en hommage ou encore boire à sa santé, les membres de l’équipe de sport rendent présent à leur manière cet absent dans leur sphère particulière. Idem à l’école, le décès d’un adolescent ou d’un jeune adulte est souvent le lieu de ritualisations. Les initiatives existent même si elles sont encore peu relayées. Elles sont parfois très simples : une attention particulière, un temps d’échanges en classe, un courrier personnalisé, une rencontre avec les parents, la participation aux obsèques ou encore un temps de recueillement.

 L’expérience intime du deuil

Selon J.-H. Déchaux, l’intimisation de la mort est une des caractéristiques contemporaines du vécu de la mort et les jeunes amis en sont les héritiers.

Dans les discours, on retrouve beaucoup la pratique de l’écriture, sous forme de journal intime ou d’un simple cahier. Ici, l’écriture est une forme particulière de convocation de l’absent afin de le rendre présent dans un dialogue imaginé. Le téléphone portable, par la consultation du répondeur avec la voix du défunt, la relecture de ses SMS, ou encore par l’envoi de SMS même après la mort, est aussi un outil grâce auquel l’absent est rendu présent. Nous y reviendrons plus bas. De la même manière, les amis disent ressentir sa présence et/ou le reconnaître à travers une chanson.

Certains déclarent même que leur ami leur apparaît en rêves, d’abord torturé et menaçant puis progressivement apaisé.

D’autres déclarent avoir construit des petits autels personnalisés, dans leur chambre ou alors au seuil de leur appartement. Ces autels sont évidemment accompagnés de leurs pratiques rituelles personnalisées : allumer la bougie en premier, s’asseoir devant, ne pas faire telle ou telle chose devant l’autel, à un horaire précis ou simplement lorsqu’ils pensent à lui. Un jeune à propos de son meilleur ami dit avoir eu comme premier réflexe de courir vers la chambre de cet ami pour sentir son odeur sur son oreiller, conscient que cette trace olfactive était parmi celles qui allaient disparaître le plus vite. Porter sur soi les habits de l’ami est aussi une pratique courante, de même que les tatouages en hommage à l’ami disparu où il s’agit de marquer l’absent sur son propre corps, et symboliquement de l’incorporer. Plus extrême, mais d’autant plus significatif, une jeune fille s’est aspergée des cendres d’un de ses amis en prononçant les termes suivants : « Ainsi tu feras toujours partie de moi. » Par le geste de plonger les mains dans les cendres de son ami et de les poser sur soi, et d’y joindre la parole, elle a su créer un acte de passage (Le Breton) pour signifier la perte. Une autre illustration est celle d’une jeune fille dont le petit ami s’est suicidé et qui se dénomme « petite veuve ». À cet égard, elle m’a fait part d’une période d’ascétisme sexuel et d’avoir observé que ses amis masculins l’avaient « protégée » pendant plusieurs mois des autres garçons qui souhaitaient la séduire. Recréant pour elle-même une période de restriction sexuelle pour signifier la séparation d’avec le mort, cette jeune femme s’approprie l’une des fonctions essentielles du rite mais à un niveau intime. Plus largement, ses deux amis (mâles) reproduisent au niveau du groupe des pairs, ce qui se retrouve dans plusieurs traditions religieuses quant aux prescriptions concernant le veuvage.

 La mort d’un ami à l’ère du numérique

Utilisateurs enthousiastes des outils numériques et d’Internet7, les jeunes s’en emparent volontiers lorsqu’un des leurs décède, généralement afin de s’assurer de leur soutien mutuel et de maintenir une continuité dans leur relation avec le défunt, là où prévaut justement un sentiment de rupture. Les amis diffusent des vidéos hommages sur Dailymotion et Youtube, suscitant commentaires et partages. La page Facebook du défunt, transformable ensuite en mémorial, ou une autre page créée à cette occasion, est inondée de messages, adressés aux proches mais surtout au défunt. Ainsi utilisé, le profil Facebook a la même fonction qu’une tombe, mais se situe dans un autre espace. Il individualise la perte à l’intérieur d’un espace collectif partagé, rendant ainsi le deuil public puisqu’il est possible d’y accéder. Nombreux sont les jeunes qui téléphonent au mort jusqu’à l’annulation de la ligne téléphonique et/ ou envoient des SMS et de messages vocaux sur sa messagerie. Ils y écoutent sa voix, vont consulter des messages écrits et des photos archivés dans leur smartphone, peu seront capables de supprimer totalement son contact, même plusieurs mois après. Nés dans une société hyperconnectée, les jeunes apprivoisent la perte avec les outils techniques et symboliques à leurdisposition, ceux-ci valorisant pleinement les images. Même si c’est un phénomène marginal, la diffusion sur Internet de selfies particuliers (les selfies at funerals), révèle un rapport décomplexé avec l’image et source de sens. Se photographiant avant les obsèques ou pendant avec la personne défunte (ou sa photo) en fond d’écran, des adolescents s’associent symboliquement au mort, pratique universelle et souvent réactualisée avec l’arrivée de nouveaux outils techniques. Ils adressent leurs messages au présent, comme si la personne était parmi eux et/ou pouvait les voir et les entendre et leurs messages transmis. Ils créent et archivent donc des traces numériques qu’ils consultent à leur gré, signifiant ainsi leur volonté d’assumer un travail de mémoire, rendu visible et exprimé publiquement via Internet. Comme les veuves qui traditionnellement portaient symboliquement le mort sur elles par des bijoux et des habits, les jeunes se baladent aujourd’hui avec des traces de leur ami défunt dans leur smartphone.

Cependant, ces usages du numérique et d’Internet ne sont pas entièrement spécifiques aux jeunes qui, comme souvent, mettent en exergue des phénomènes identifiables et valables aussi pour d’autres classes d’âge. Une des caractéristiques principales du décès d’un jeune est la violence de la mort (accidents et suicides) qui rend souvent impossible le fait de pouvoir voir le corps, trop abîmé. C’est aussi la première fois qu’ils se confrontent sensiblement et concrètement à la mort. Elle est alors le signe d’un passage, plus ou moins précoce, à l’âge adulte, particulièrement visible à l’évocation des photos, lorsqu’ils réalisent que leur ami restera définitivement jeune et qu’eux vieilliront.

 

NOTES

1 Despret, Vinciane (2014). « Les morts utiles ». Terrain, 62, pp. 4-23.

2 Programme de l’Agence Nationale de la Recherche – Projet Eneid : Éternités Numériques. Les identités numériques post mortem et les usages mémoriaux innovants du web au prisme du genre.

3 Thomas, Louis-Vincent (1975), Anthropologie de la mort, Payot, Paris.

4 Clavandier, Gaëlle (2009), Sociologie de la mort, Vivre et mourir dans la société contemporaine. Armand Colin, Paris ; Roudaut, Karine (2012), Ceux qui restent. Une sociologie du deuil. Rennes : PU Rennes.

5 Julier-Costes M., « L a mort d’un proche. Paroles et corps face à l’absence », in Codes, corps et rituels dans la culture jeune, PU de Laval, Coll. Sociologie au coin de la rue, pp. 63-70 ; « L e monde des morts chez les jeunes », in Études sur la mort, Paris, n° 142, pp. 125-145.

6 Déchaux, Jean-Huges., « L a mort n’est jamais familière. Propositions pour dépasser le paradigme du déni social », in S. Pennec (dir), Des vivants et des morts. Des constructions de la « bonne mort », Brest, ARS -CRBC , UBO , pp. 17-26.

7 Lachance Jocelyn (2013), Photos d’ados à l’ère du numérique, PUL /Hermann, Québec/Paris.

 

À lire l’article de Marie-Noële Duchêne ” La mort, le deuil et le courage “

À lire l’article de Louis Pernot ” Accompagner la mort d’un ami “

 

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À propos Martin Julier-Costes

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est docteur en sociologie. Ses thématiques de recherche s’articulent autour du traitement social de la mort (fin de vie, rite funéraire, deuil). Il est membre du réseau des socio-anthropologues de l’adolescence et de la jeunesse (anthropoado.com).

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