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Introduction : La famille recomposée

En mai 2005, Évangile et liberté avait déjà publié un cahier intitulé «Que sera la famille au XXIe siècle?», écrit par Anne-Catherine Masson, pédopsychiatre.

Il y a plusieurs raisons de parler de la famille aujourd’hui.

D’abord la fête de Noël, qui est traditionnellement, en Europe, une fête de famille ; ensuite l’actualité des derniers mois, avec le vote de la loi sur la maîtrise de l’immigration, qui a provoqué tant de débats à propos de la détermination par l’ADN des liens familiaux pour les immigrés. À ce propos, Didier Sicard et Axel Kahn rappelaient dans un article du Monde que, dans les familles françaises, 3 à 8 % des enfants, selon les régions, ont un père biologique différent du père légal, sans que cela mette en question le lien familial. Et ils posaient la question : « Nous résolvons-nous à ce que la filiation humaine soit ramenée à sa dimension biologique, animale, celle de la transmission des gènes ? » 

Comment aujourd’hui définir « la famille » ? Qu’est-ce qui fait le lien familial ? Le mariage à l’église ou à la mairie, la vie sous le même toit, l’amour, les gènes communs ? En tout cas un sondage, réalisé par la SOFRES en 2000, a montré que « la famille » vient largement en tête des mots très importants pour les 15-24 ans ! Loin de la phrase d’Hervé Bazin : « Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille ? Partout ailleurs ! »…

Depuis plusieurs dizaines d’années les divorces, les enfants nés hors mariages, les remariages de divorcés se multiplient. On voit apparaître des familles monoparentales (un seul parent) et des familles homoparentales (deux parents du même sexe). La « famille recomposée » (terme apparu récemment) est devenue une banalité.

Autrefois on se remariait après le décès de son conjoint. Aujourd’hui les remariages sont devenus indépendants des décès, si bien qu’il n’y a plus seulement un couple et ses enfants, mais le couple actuel avec ses enfants, les enfants des précédents mariages, les anciens conjoints qui sont rarement très loin, les nouveaux enfants des remariages des anciens conjoints, sans parler des parents des conjoints…

Ces nouvelles façons de vivre entraînent-elles automatiquement des traumatismes psychiques ? Certainement pas, répondent les conseillers familiaux et les thérapeutes ; mais il y a néanmoins des conditions nécessaires pour faire une famille heureuse.

Jean-Paul Sauzède, pasteur, et Anne Sauzède-Lagarde, tous deux psychothérapeutes de la famille et du couple, ont récemment écrit Former une famille recomposée heureuse (InterEditions, 2005). Ils précisent dans les pages qui suivent ce qui, à leur avis, détermine les liens familiaux permettant l’épanouissement des personnes.

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À propos Marie-Noële Duchêne

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est enseignant-chercheur retraitée en Physique (université Paris-Sud Orsay). Depuis 2004, elle s’occupe du secrétariat de rédaction d’Évangile et liberté.

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