Ferme ton parapluie, mon frère. La prière n’est pas un parapluie.
Dieu ne vend pas de parapluie, il aime trop le vent.
J’avais peur de me mouiller. Je me croyais à l’abri, sous ma prière-parapluie.
Mais tu m’as éclaboussé, par-dessous Seigneur. La rafale est venue de côté,
Et le parapluie troussé.
J’avais cru sous le parapluie, que tu te tenais toi aussi ; toi le maître de l’Esprit.
Un p’tit coin d’paradis, c’était ma chance…
J’ai ouvert les yeux : personne sous le parapluie.
Personne que moi. Un homme au sec, un homme sec. Doigts crispés sur le
manche de la prière-parapluie
Viens, maître du vent et de l’Esprit. Emporte aux quatre points du vent mon
ridicule parapluie, et ma prière-parapluie
Toi le Dieu des sans-parapluies, pousse-moi dehors, dans le vent. Mouille-moi
Seigneur.
Mais donne-moi en même temps la force de ceux que tu trempes de l’Esprit.
Olivier Favre, lu sur un pilier de l’Abbatiale d’Issoire
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