Violence

Qu’elle soit tournée contre autrui ou contre soi-même, la violence est la marque d’un conflit et évoque l’idée de destruction, avec l’usage délibéré de la force physique ou de la puissance des armes. Elle rejoint d’autres comportements négatifs comme la brutalité, la fureur, l’emportement, l’agressivité… dans les gestes ou dans les propos. La violence peut aussi être provoquée par des catastrophes naturelles.

Quelle que soit la manière dont elle arrive, la violence inquiète car elle peut aboutir à la mort, ou entraîner des traumatismes qui compromettent l’équilibre et le bien-être. La violence physique a en effet des conséquences morales et psychologiques sur la personne qui la subit mais il existe aussi des violences psychologiques et morales, qui proviennent de mots, de gestes ou d’attitudes, sans violence physique. Elles causent autant de dégâts, souvent plus profonds, parce que plus insidieux.

Mais il faut aussi reconnaître le sens positif de la violence, comme force vitale originelle. Le mot « violence » vient d’une racine indo-européenne désignant la vie, bios-biazomaï, qui a donné les mots latins, violentia et vis, évoquant tout à la fois la force du vent, l’ardeur du soleil, la rigueur de l’hiver, la fougue du caractère et la vigueur de la vie. Cette violence-là permet de surmonter bien des épreuves, de sortir des impasses et de retrouver un équilibre de vie.

La Bible, quant à elle, évoque la violence de façon réaliste, comme une des caractéristiques incontournables de l’humanité ; mais elle annonce aussi un monde sans violence (Ap 21,4) comme étant l’idéal du monde achevé qui a été inauguré par le Christ.

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À propos Agnès Adeline

est pasteure de l’Église protestante unie de France à Paris (Oratoire), et aumônier à la Maison d’arrêt des femmes, à Versailles.

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