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Le libéralisme et les miracles

 

Le libéralisme et les miracles ne feraient pas bon ménage, dit-on parfois. Croyez-vous aux miracles ? On vous a certainement déjà demandé cela. La question peut venir de quelqu’un qui se dit croyant, vous être posée de manière bienveillante, dans le but de discuter d’une notion biblique, ou vous être adressée avec de la suspicion dans la voix, peut-être pour « tester » votre foi. Elle peut vous être posée par quelqu’un qui se dit athée, qui est curieux de mieux savoir ce qui vous habite, ou qui voit dans cette question le moyen de déterminer si vous êtes crédule ou raisonnable.

Qu’on y croie ou qu’on n’y croie pas, on a toujours une certaine représentation du miracle : intervention surnaturelle de Dieu dans notre monde, événement inexplicable, exaucement d’une prière, etc.

Moi, je crois aux miracles. Non pas dans le sens où il serait crédible que des faits dont la nature même serait miraculeuse se produisent, mais dans le sens où on peut reconnaître à un fait une signification bénéfique et intense pour notre vie de foi. Quand une personne attribue à un événement le terme de « miracle », cela en dit bien plus sur la théologie portée par cette personne que sur le fait dont elle parle.

Tout peut être regardé comme un miracle. Quand vous n’êtes plus seul face à un problème parce que quelqu’un vous comprend, quand vous assistez à un phénomène naturel qui vous rend conscient de la force de la vie, quand des musiciens et des chanteurs rendent vivante pour vous l’œuvre d’un compositeur mort il y a des siècles, cela peut être un miracle. Certes, on peut voir dans ce type de situations des faits banals, sans relief. Toute vie en comporte, cela n’a rien d’extraordinaire. Et pourtant, ils sont des miracles, si l’on admet que ces moments, même banals, ont une saveur particulière pour nous, sont source de joie dans nos vies, nous révèlent un peu du divin.

 

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À propos Abigaïl Bassac

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est titulaire d’un master de l’École Pratique des Hautes Études (section des sciences religieuses) et étudiante en master de théologie à Genève. Elle est assistante des enseignants à l’Institut Protestant de Théologie et directrice de la rédaction d’Évangile et liberté.

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