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The social network

Le film est l’adaptation du livre “The Accidental Billionaires: The Founding Of Facebook, A Tale of Sex, Money, Genius, and Betrayal” de Ben Mezrich, publié en 2009 puis traduit aux Éditions Max Milo en janvier 2010 sous le titre “La revanche d’un solitaire – La véritable histoire du fondateur de Facebook”.

   En octobre 2003 à l’Université de Harvard, le jeune Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) est furieux qu’au cours d’une soirée, sa petite amie le quitte. Il se défoule sur le net, pirate la base de données des étudiantes de l’Université et lance le concours de la fille la plus sexy du campus. Le succès est instantané, en quelques minutes tout le monde veut savoir, donner son avis et en être. L’information se propage rapidement, Mark Zuckerberg baptise son site Facemash. Il rencontre deux frères jumeaux, les Winklevoss, qui lui proposent de transformer son site en réseau social. Zuckerberg adhère à cette idée mais ne donne plus de nouvelle car il a lancé son propre réseau. Nous sommes en 2004, Facebook est né.

   Cette invention révolutionnaire d’un étudiant à la créativité débordante a créé bien des conflits. Pour commencer, Mark est dans l’incapacité de se faire aimer des autres et par suite il ne fait confiance à personne. Rempli d’amertume et animé d’un esprit de revanche, il se focalise sur des tâches dont le résultat pourra lui permettre de manifester sa domination. Il ne supporte pas la cohabitation et pourtant, il a créé l’outil qui est son opposé. Dans cette affaire chacun revendique la paternité de ce réseau social qui sera une des idées phare du XXIe siècle. L’amitié des différents pionniers va éclater et laisser place à de terribles affrontements.

   Le cinéaste, David Fincher, relate la naissance de Facebook et les actions de son initiateur, Mark Zuckerberg, par une mise en scène fascinante, en parfaite symbiose avec les évènements. Le rythme est délirant, l’élocution des personnages d’une rapidité vertigineuse comme pour marquer l’empressement des acteurs à parvenir à leur fin et à masquer leurs nombreux coups bas. Le film est comme un puzzle où les négociations et les affrontements se déroulent dans la plus grande confidentialité afin de créer une entreprise dématérialisée qui, aujourd’hui, est valorisée à 20 milliards de dollars et possède 500 millions d’abonnés! Il est aussi un signal d’alarme relatif à notre société qui pense se libérer en mettant à profit les avancées technologiques alors qu’elle s’aliène en inféodant des empires déstructurants.

   C’est un film bien construit et très intéressant qui exige cependant du spectateur une attention toute particulière afin d’en suivre tous les rebondissements.

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À propos Pierre Nambot

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