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The Artist

  C’est un film muet qui après le Prix d’Interprétation masculine à Cannes en 2011 remporte 6 Césars et fait exceptionnel pour la France 5 Oscars dont le meilleur film et le meilleur interprète avec Jean Dujardin.

 

  Le réalisateur français Michel Hazanavicius nous fait vivre les années 1920 début 1930 à Hollywood, c’est-à-dire au moment où le cinéma muet est dépassé par l’arrivée du cinéma parlant, dans un contexte économique difficile où les mutations s’imposent. Cela n’est donc pas sans rappeler notre époque avec l’arrivée du numérique et de la 3D. Il recrée de façon surprenante la plupart des aspects du cinéma comique des années 1920 et révèle des trésors d’imagination et de malice en enchaînant gags visuels et émotion. Il introduit aussi avec une facilité déconcertante les deux personnages principaux aux destins opposés : George Valentin, acteur vieillissant, interprété par le brillant Jean Dujardin et Peppy Miller jeune actrice prometteuse jouée par la pétillante Bérénice Bejo. Il avait déjà fait tourner ces deux artistes et il les avait en tête lorsqu’il a écrit le scénario.

  Le film comporte de nombreux clins d’œil à l’histoire du cinéma et évoque des situations ou des images connues car Michel Hazanavicius souhaitait rendre hommage aux réalisateurs et scénaristes qu’il aime et considère comme des modèles. Par exemple on songe pendant le film à Citizen Kane d’Orson Welles, Boulevard du crépuscule de Billy Wilder dans lequel c’est une femme qui a des difficultés dans sa carrière d’artiste, au moment de la déchéance et de la crise de Valentin, Metropolis de Fritz Lang lors de la rencontre dans l’escalier qui marque la différence sociétale des deux protagonistes…

  Dans un film en noir et blanc, la lumière revêt une importance capitale c’est pourquoi le réalisateur a fait appel au directeur de la photographie Guillaume Schiffman qui a veillé à ce que les tons de gris et blanc, du blanc brillant au gris passé, accompagnent le destin du protagoniste.

  C’est une comédie tragico-romantique qui, avec un charme irrésistible, fait un hommage nostalgique au septième art et à son histoire mouvementée. Un grand film à voir ou à revoir.

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À propos Pierre Nambot

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