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L’invention du christianisme

  Nous savons aujourd’hui que les chrétiens du premier siècle se sont vivement querellés entre eux. L’opposition principale était entre les « chrétiens hellénistes » et les « judéo-chrétiens ». Les premiers considéraient que le salut résidait dans la mort et la résurrection de Jésus (Paul a hérité de cette façon de voir) ; les seconds pensaient que c’est l’enseignement éthique de Jésus qui était le point de départ du salut.

  L’auteur a l’adresse de citer les principaux spécialistes du Nouveau Testament, qui effectivement soulignent bien cette opposition fondamentale, dont on peut trouver des traces dans les lettres de Paul et dans le livre des Actes des Apôtres.

  L’auteur, avec la verve qu’on lui connaît, et parfois une certaine outrance qu’il aime bien, exploite ces divergences et explique que les Hellénistes ont inventé un christianisme, dont nous avons hérité, et qui n’a rien à voir avec l’enseignement de Jésus. Cet hellénisme aurait beaucoup trop influencé les écrits du Nouveau Testament qui insistent sur un Jésus prêt à mourir sur la croix pour expier les péchés des hommes, mais heureusement ressuscité par Dieu. Ce « kérygme » des Hellénistes a, pour l’auteur, étouffé le message de Jésus que l’on peut résumer comme suit : « Renoncez à ce qui fait souffrir les hommes. »

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À propos Henri Persoz

est un ingénieur à la retraite. À la fin de sa carrière il a refait des études complètes de théologie, ce qui lui permet de défendre, encore mieux qu’avant, une compréhension très libérale du christianisme.

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