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Deux septuors, Beethoven et Blanc

   Prenez le septuor d’Adolphe Blanc, et, avec d’excellents interprètes – en l’occurrence l’Octuor de France – faites-en un disque. Vous ne le vendrez pas, car son compositeur n’encombre ni les dictionnaires ni les encyclopédies. Mais joignez à l’enregistrement le septuor de Beethoven, imprimez ce nom en gros caractères sur la pochette, et le public qui aura acheté une oeuvre connue, et de grande facture, découvrira à son côté un vrai petit joyau.

   Qui est donc cet Adolphe Blanc ? Un violoniste, né à Manosque en 1828 qui a surtout composé de la musique de chambre, en un siècle où seul l’opéra pouvait vous ouvrir les portes de la célébrité. Son septuor, op. 40, est élégant et fait penser tantôt à Weber tantôt à Schubert, avec quatre mouvements, teintés d’une discrète mélancolie, exprimée par les vents (clarinette, cor et basson).

   L’histoire de la musique ne se limite pas à une vingtaine de noms. Au contraire, elle abonde en compositeurs oubliés ou méconnus, et aujourd’hui encore existe-t-il sans doute de nombreux Adolphe Blanc. Merci à l’Octuor de France d’effectuer un travail de recherches sur les musiciens oubliés.

À propos Alain Bonnard

Alain.Bonnard@evangile-et-liberte.net'
Compositeur, Vichy

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