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Violences contre les autorités

Il y a 50 ans quand on parlait de violences policières, il s’agissait des celles dont les forces de l’ordre se rendaient coupables. Aujourd’hui, il s’agit plus souvent de celles qu’elles subissent. Les sanctions, quand on attrape les délinquants, sont rarement appliquées. Nombre de peines prononcées par les tribunaux pour de « petits » délits ne sont pas effectuées, faute de structures adaptées.

Autrefois, quelques instituteurs et professeurs brutaux ont malmené des enfants. Aujourd’hui, les élèves sont tellement protégés (on veut éviter de les traumatiser) que les personnels enseignants et administratifs sont démunis pour faire face aux écarts de conduite et au manque de travail. On est obligé de garder dans les collèges ceux qui visiblement n’y sont pas à leur place et n’y font rien d’autre que de perturber les cours.

Les punitions sont peut-être mauvaises, mais l’impunité est catastrophique : pourquoi des gamins sans règles ni repères se priveraient-ils d’empoisonner la vie d’adultes responsables puisqu’il ne peut rien leur arriver ? Se payer un policier ou faire craquer un enseignant devient, dans certaines limites, un jeu sans grand danger ni lourdes conséquences pour eux.

Je redoute les systèmes répressifs qui humilient et écrasent. Mais le laxisme ne respecte pas plus les gens, il rend vulnérables ceux qui exercent des fonctions sociales et en fait des victimes. Il génère du malheur et détruit le « vivre ensemble ». Pour éviter la peste, n’avons nous pas favorisé le choléra ?

À propos André Gounelle

est pasteur, professeur honoraire de l’Institut Protestant de Théologie (Montpellier), auteur de nombreux livres, collaborateur depuis 50 ans d’Évangile et liberté.

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