Jamais l’être humain n’a été aussi puissant et autant menacé.
D’une part, il augmente ses capacités au-delà de l’imaginable. On parle de « transhumanisme » pour désigner le dépassement de sa condition qu’il est en train d’opérer : allongement considérable de la durée de vie, effacement des effets du vieillissement, accroissement des possibilités physiques et mentales, invention de systèmes qui transforment la vie. Les fantasmes de l’immortalité et de la toute-puissance semblent à portée de main.
D’autre part, se profilent, en partie à cause de ces changements, des catastrophes qui risquent de l’effacer de la surface de la terre : épuisement des ressources naturelles, montée des mers, pollution généralisée, empoisonnement des organismes, sans compter les massacres qu’entrainera la multiplication exponentielle de la population.
Force et fragilité, cette tension n’est pas nouvelle : l’être humain, dit la Bible, est à peine inférieur à un dieu et il est comme l’herbe qui sèche au moindre vent. Devant cet entremêlement de force et de faiblesse, l’évangile propose une attitude : celle d’une confiance active. Confiance, parce qu’agit dans le monde une force positive, celle de Dieu, qui finira malgré tout, par l’emporter. Active, parce qu’il nous appelle non pas à attendre un coup de baguette magique, mais à mettre nos forces et nos faiblesses au service de Dieu et de notre prochain. Devant Dieu, notre puissance ne nous enivrera pas et notre fragilité ne nous accablera pas.
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