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Dire Noël aux enfants

 C’est ce que les chrétiens du 4e siècle ont bien vu, quand ils ont inventé Noël et ont imaginé de célébrer l’anniversaire de Jésus au cours des Fêtes du solstice. Jésus, Dieu parmi nous.

C’est ce que l’évangéliste Luc a écrit :
« Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est en vous. » (Luc 17.20)

Dieu n’est pas « au ciel », là-haut, là-bas, d’où il interviendrait pour ainsi dire de l’extérieur et de manière souveraine, imprévisible pour établir sa volonté ou répondre aux demandes légitimes des fidèles : il est l’un de nous, parmi nous, en nous, comme un enfant dans une crèche révélé à des bergers (et à des mages).

Le message de Noël implique cette conception précise de Dieu. C’est elle que nous nous redisons et que nous nous efforçons de transmettre à nos enfants. Dieu qui ne surgit pas dans notre monde de l’extérieur pour apporter – parfois, rarement – des exaucements comme le Père Noël arrivant de manière surnaturelle sur son char tiré par des rennes et distribuant par la cheminée et de manière aléatoire les cadeaux aux enfants sages (et pieux ?).

En leur parlant de Jésus dans sa crèche, des bergers et des anges, on pourra d’ailleurs demander aux enfants à quoi leur fait penser le mot « Dieu ». On pourra se demander avec eux où ils pensent que Dieu se trouve. On devra être attentif naturellement à leurs réponses et s’ils nous disent que Dieu est au ciel il faudra leur faire prendre conscience que non, bien sûr, Dieu est partout, Dieu est parmi nous, avec nous, en nous comme disait Jésus et comme le récit de la crèche le suggère.

Dieu infini, omniprésent, présence divine au plus profond de nous-mêmes, accessible à tout le monde. Souffle divin, Unique, présent dans notre souffle, dans nos paroles et dans notre amour.

Dieu, disait Paul Tillich, est plus que nous, il est en nous et il n’est pas sans nous.

Les anges de Noël. Les images avec lesquels nous parlons de Dieu seraient trompeuses si elles faisaient penser à Zeus tenant la foudre dans sa toute-puissance, s’incarnant, se métamorphosant un temps sur terre (Zeus aimait venir sous l’apparence d’un taureau blanc pour enlever la belle Europe ou sous la forme d’un cygne pour séduire Léda avant de retourner chez lui, sur l’Olympe).

L’image d’un Dieu personnel comme un Père se trouve, certes, dans les Écritures et dans la tradition chrétienne ; elle peut être utile dans la mesure où on la comprend comme une métaphore. Et surtout pas en la prenant à la lettre et en laissant croire que Dieu serait une entité céleste et surnaturelle dont certains peuvent avoir un accès privilégié auprès de lui s’ils respectent bien certaines règles éthiques, liturgiques, sacramentaires… Cela ne ferait de Dieu qu’une illusion.

C’est très jeunes que la plupart des enfants apprennent à penser à Dieu et à le prier et qu’ils se fourvoient si on les laisse l’imaginer comme un être invisible surveillant tout du haut de son ciel.

Bien centrer les enfants sur le Dieu de Jésus, le Dieu de Noël, le Dieu d’un enfant couché dans une crèche. Leur dire qu’ils peuvent eux aussi, comme nous, rendre pour leurs prochains cette présence visible dans leur vie quotidienne, dans leurs paroles et leurs actes. Car, à Noël on le voit bien, il y a mille manières de faire apparaître la présence de Dieu : un mot gentil, un sourire, une douceur…

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