Ces « pastorales »
ont depuis toujours été lobjet dhésitations
: absentes de certains manuscrits anciens de référence
ou citées indépendamment des autres lettres de Paul
dans certaines listes canoniques. Cette situation est interprétée
de diverses façons : pour certains, elle témoigne
de ce que ces lettres nétaient pas, ou pas encore,
reconnues comme appartenant à la liste des livres faisant
autorité ; dautres y voient les conséquences
de différents accidents de transmission. Ces incertitudes
autour des pastorales soulèvent la question de leur authenticité.
De fait, depuis le début du XIXe siècle, leur
attribution à Paul est mise en doute. On aurait affaire
à une pratique attestée dans lAntiquité
gréco-romaine, la pseudépigraphie. Si, en grec,
pseudo signifie bien « faux », cela ne veut pas dire
pour autant quil sagisse de faux au sens moderne du
terme. En effet, dans lAntiquité, le fait quun
écrivain emprunte le nom dun grand personnage du
passé na pas pour but de tromper le lecteur. Au contraire
lauteur réel manifeste ainsi quil se situe
(ou pense se situer) dans la ligne de ce maître derrière
lequel il sefface par humilité. Il ne sagit
donc pas dun détournement, mais dune reconnaissance
de dette ou de filiation spirituelle vis-à-vis de celui
dont on sestime le disciple.
Examinons les arguments appuyant cette thèse de la pseudépigraphie,
ils sont de cinq ordres... 
(l'article complet sera
en ligne en octobre 2008)
par Patrice
Rolin