Accueil / Journal / Panache

Panache

  Évangile et liberté est le premier journal protestant que j’ai connu et lu. Il est vrai que mon père était un abonné fidèle et ami du rédacteur de l’époque, le pasteur Paul Richardot. C’est en le lisant que j’ai eu les premiers contacts avec une réflexion protestante et que la question de la foi s’est sans doute posée pour moi. Une participation au mouvement « Jeunes sans bornes »*, que j’ai connu par le journal, m’a fait entrer en contact avec certains membres du protestantisme libéral de France et du monde.

  Et puis une expérience de rencontre avec le Christ dans le cadre du monde « évangélique » m’a éloigné de ce courant ; je ne me suis plus reconnu dans cette forme de protestantisme qui, pour être sympathique dans sa recherche de vérité et d’authenticité, me semblait un peu insuffisante et réductrice. Mais cela ne m’a pas empêché de lire le journal, plus ou moins régulièrement selon les époques. Je l’ai toujours trouvé intelligent et stimulant, même si certains écrits ont pu m’énerver par des a priori difficiles à accepter ou m’indigner lorsqu’ils tombaient dans une certaine facilité libérale (tout sauf Nicée-Constantinople) ou ce qui me semblait être une conformité scrupuleuse aux courants de l’époque. Il m’a été donné de continuer la relation, de loin en loin, avec bien des rédacteurs, parfois même dans le cadre de débats contradictoires ; et l’amitié a toujours facilité la vérité (et le bonheur) des échanges et des oppositions, parfois radicales.

  Évangile et liberté représente avec panache un courant du protestantisme français. Sa capacité de durer dans un monde où la presse connaît bien des difficultés prouve le courage de ses rédacteurs et la qualité de leur travail. Et puis, quel titre magnifique ! Que ce journal soit de plus en plus fidèle à cette bonne nouvelle libératrice, c’est pour lui ma prière pour le nouveau siècle qu’il commence…

  Louis Schweitzer, pasteur, professeur d’éthique à la faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine. 

  *Ce mouvement de jeunes, aujourd’hui disparu et dont le siège social était au Foyer de l’Àme à Paris, représentait la branche française des jeunes (International Religious Fellowship : IRF) du mouvement International Association for Religious Freedom (IARF).

Don

Pour faire un don, suivez ce lien

À propos Louis Schweitzer

Avatar

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.