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En une, le n°237 | Mars 2010
  CAHIER | De l’animal à l’Homme
 
 
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Evangile et liberté
 Les Groupes Évangile et liberté 

Depuis quelques années des groupes de recherche et de réflexion se sont formés, dans plusieurs ville, autour de notre mensuel. De telles initiatives sont très positives pour le rayonnement d’Évangile et liberté. Cette page leur est dédiée.

Des groupes existent à Dieulefit, à Montélimar, à Grenoble, à Avignon, à Nîmes. D'autres sont en gestation à Paris, à Marseille...
Les thèmes de leurs réunions sont souvent issus d'articles publiés dans Évangile et liberté ou de livres de théologie libérale (Théologie du Process, par exemple).
Les réunions sont ouvertes à tous, croyants et non-croyants.


Nous publierons dans cette page les calendriers des activités des groupes qui le désirent.

Que celles et ceux qui voudraient susciter des rencontres analogues n’hésitent pas à écrire à notre secrétariat qui les mettra en relation avec un responsable de leur région (bien préciser les départements concernés).
 

 

Cercle Évangile et Liberté de Vaucluse & Environs (Avignon)

 

L'Eglise Réformée d'Avignon relaie sur son site les informations du Cercle.
Un lien est présent en page d'accueil.
http://www.erf-avignon.c.la
Les réunions ont lieu tous les deux mois, soit 6 pour l'année.


Prochaines réunions pour 2010  à noter dans vos agendas :
au Temple Saint-Martial de l'ERF d'Avignon, ou Temple de l'hôpital spécialisé de Montfavet, ou YMCA de Villeneuve-lez-Avignon ( L'une ou l'autre réunion pourra être décentralisée à Cavaillon et Bagnols-sur-Cèze.)
le mercredi de 19h30 à 21h30

les  24 mars, 26 mai, 23 juin.
Thèmes prévus pour ces réunions :

  • La résurrection : qu'est-ce que cela signifie pour nous ?
  • Les différentes manières de voir et de comprendre Jésus.
  • Santé et Salut
  • Le courage d'être (cf Paul Tillich)
  • L'équité
  • Athéisme et christianisme : relations entre athées et croyants
  • Mourir et... après ?
  • Qu'est-ce qu'un homme libre ?

Rendez-vous à noter !

Le mercredi 23 juin à 19h30
témoignage et échanges sur
la théologie du "Process".


Silvia ILL, pasteur à l'Église Réformée de Martigues (13), avait choisi comme thème la théologie du "Process" pour soutenir son mémoire de maîtrise de théologie sous le titre : "L'amour de Dieu comme catégorie ontologique dans la théologie du Process". Elle viendra nous en parler et témoigner de quelle manière la théologie du "Process" se traduit dans son ministère pastoral et dans sa vie de chrétienne.

Lieu de cette rencontre : dans le jardin de Jean-Pierre MOLINIER - 17, chemin de Malpas à 13940 MOLLÉGÉS (15 km au sud d'Avignon)

Un repas partagé (chacun est invité à apporter un petit quelque chose) clôturera cette soirée ... et notre année.

N.B. Cette rencontre est ouverte à toutes et à tous, y compris aux non-membres de notre Cercle.

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Itinéraire : Sortie Péage Avignon Sud
Prendre N7 (vers Saint-Andiol), puis D907, puis la DN7, puis la D24, puis la D31 et là, tourner à droite, puis prendre à gauche le chemin de Malpas.


 

Cercle Évangile et Liberté de Grenoble

 

Un groupe de réflexion et de partage intitulé « Cercle Évangile et Liberté de Grenoble » a été créé le 16 janvier 2008 à Seyssins.
 
Principes de fonctionnement : Ce groupe « Cercle Évangile et Liberté de Grenoble » est né du désir partagé par quelques uns de trouver un lieu ou il est possible d'oser dire ce que l'on croit et ce que l'on ne croit pas, sans dogmatisme. Ce groupe se veut ouvert à toutes et à tous, qu'ils soient croyants ou non. Le contrat passé implicitement entre membres du groupe est l'écoute et le partage dans le respect mutuel des convictions. Chacun pose sa question dans son langage et attend une réponse dans une langue commune. Nous ne cherchons pas à formuler une confession de foi libérale mais à trouver un langage qui propose une alternative au fondamentalisme et au théisme. Ce groupe ne s'interdit pas d'écouter les engagements socio politiques auxquels nos convictions libérales pourraient conduire l'un ou l'autre des membres du groupe.
 
Méthode de travail : Le groupe se réunit
                                            le deuxième mercredi de chaque mois
en fin d'après midi. Pour l'instant il aborde un sujet à chaque séance. Le sujet est défini d'une séance à l'autre et peut être traité sur deux réunions. Il est introduit par l'un des membres du groupe et l'échange s'ensuit.
 
Lieu de rencontre : Le cercle « Évangile et Liberté » a été accueilli au
                                                      Centre œcuménique de Saint Marc
et s'en réjouit avec reconnaissance car cela facilite son ouverture. Par ailleurs le cercle « Évangile et liberté de Grenoble » se considère comme faisant partie de l'Église Réformée de Grenoble.
 
Le groupe compte actuellement 25 adhérents dont les trois quart viennent régulièrement aux réunions mensuelles. Tous reçoivent un compte rendu de chaque séance de travail.

  Conférence

                                             vendredi 12 Mars à 18h

                                                         
                                                          à Saint Marc  6 Av Malherbe Grenoble  

                                DIEU PARLE T- IL AUJOURD’HUI ?

                                          -La prière et ses malentendus-

                                                                                              par  Pierre Jean RUFF


Prier c’est s’adresser à Dieu. Mais à quel Dieu nous adressons nous ? À un Dieu représentant d’un ordre moral ? À une présence aimante ? Indulgente ? Un Dieu tout puissant capable d’éradiquer tous les maux et toutes les souffrances ?

Correspondants locaux : Sylvie Pichon, Yo Ludwig  et H. Lehnebach




 

Cercle Évangile et Liberté de Montélimar

 





Prochaines réunions :

samedi 5 juin



 

Cercle Évangile et Liberté de Dieulefit

 

       Compte-rendu de la rencontre du 23 novembre 2009.


Le thème reprend les articles de SPONG sur Jésus. La dernière fois, il s’agissait de « Que penser du Christ ? L’humain pénètre le divin. » (Évangile et liberté n° 216). Aujourd’hui, de « Jésus Sauveur : une image à réviser », du n° 231.


Le livre de SPONG dont nous étudions un deuxième extrait, date de 1978. Une traduction française va paraître prochainement. Le texte étudié la dernière fois « Que penser du Christ ? » est tiré du chapitre 9, alors que celui de ce jour provient du chapitre 6.


Une remarque pour commencer : la notion traditionnelle du « péché originel » semble contredite par la Genèse au ch.6, v.7, où le bibliste parle du déluge avec cette remarque préalable : « la méchanceté de l’homme se multipliait sur la terre : à longueur de journée, son cœur n’était porté qu’à concevoir le mal. » Il y a simplement la constatation du mal, sans en rappeler l’origine.


La notion de péché originel est en effet à la fois obsolète et nocive. Elle est scientifiquement indéfendable (de même que le créationisme) : rien n’existe dans nos gènes pour déceler les traces de ce « péché ». Et elle est nocive, parce qu’elle enfonce l’homme en le culpabilisant.


Il faudrait inventer un autre terme pour définir le mal que commet l’homme : car personne n’est capable de s’abstenir à jamais de commettre du mal à autrui. Parlons plutôt  du « mal commis », par opposition au « mal subi ».


Nous sommes assez d’accord pour reconnaître que le discours des Églises, dans leurs prédications comme dans leurs catéchismes, a contribué à vider les rangs par un enseignement de culpabilisation permanente.


C’est ce que montre un texte de Jean DELUMEAU, historien du Moyen Age et chrétien engagé : « Je me suis engagé dans l’histoire religieuse, angoissé par le problème dramatique pour moi de la déchristianisation. Je suis convaincu que les grandes Églises chrétiennes ont tout intérêt à regarder leur passé bien en face. Comment nier, par exemple, le rôle joué, dans la déchristianisation de la France, notamment, par des pratiques comme la confession obligatoire et détaillée des fautes, qu’on ne doit pas confondre avec un aveu libre et volontaire ? Imposée une fois l’an à partir du quatrième concile du Latran (XIIIe siècle), alourdie après le concile de Trente (XVIe) par l’aveu détaillé de tous les péchés mortels, la confession obligatoire a pesé lourd sur l’histoire du monde catholique.

Ce n‘est pas tout. L’insistance catholique – mais aussi protestante – sur l’enfer, la damnation et le petit nombre d’élus  a traumatisé, avant de les détourner du christianisme, des générations entières. On mesure mal l’impact, dans l’histoire, pas seulement religieuse, d’une telle pastorale. »


S’il faut renoncer à l’affirmation du « péché originel », comment comprendre alors l’affirmation du salut nécessaire à l’homme pécheur ? De quoi avons-nous besoin d’être sauvé ? Comment, plus encore, comprendre la mort sacrificielle du Christ sur la croix ?


Il nous faut maintenir l’affirmation que nous commettons sans cesse le mal envers autrui. Pour cela, il n’est pas question de garder l’histoire de la chute et du péché originel, comme s’il s’agissait d’un récit historique,  mais de retirer de ce « mythe d’Adam » son sens profond : il est symbole de la condition humaine en prise constante avec l’idée du mal. Tout homme est Adam.

L’Adam que nous sommes cherche à se faire l’égal de Dieu. Chacun cherche à prendre la place de Dieu, à se prendre pour un petit Dieu, à prétendre être à même de diriger les hommes, à commencer par soi-même, à diriger la nature et le monde.


Nous est fait remarquer alors que le mythe du mal commis comporte une chance pour l’homme : le fait de manger le fruit défendu conduit l’homme à connaître le bien et le mal. Ainsi avons-nous accès à notre humanité. Nous devenons lucides sur nos comportements et aptes à connaître les bonnes comme les mauvaises voies.


En fait, a-t-on dit, la question est moins celle de trouver un nouveau langage de nos Églises pour coller à la réalité des hommes, qu’à changer le monde où nous vivons. À changer surtout les hommes. Car nous sommes à un tournant de civilisation.


(Ici, une remarque critique est faite : le chrétien veut « changer le monde ». Chaque fois que j'entends ces mots c'est comme un « tord-boyau ». Je suis vaccinée depuis 1981 quand les socialistes voulaient « changer la vie », évidemment à notre image, pas à celle du voisin. L'homme se prend pour Dieu. Et je repense à Camus et son discours Nobel que je viens de vérifier : « chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ».

Quel chrétien peut dire autre chose ? )


Que faire alors du salut en Jésus-Christ ?

Nous devons le considérer comme un homme, et non comme un Dieu « nous lavant de nos péchés ». Considérant Jésus en tant qu’homme, je découvre qu’il est mort pour aller jusqu’au bout de son amour pour les hommes. Il a refusé de se renier en reniant Dieu son Père, et, malgré les appels des religieux du temps à renoncer à sa conduite en renonçant à la fidélité absolue à son Père, il a accepté la mort «(« le mal subi »), sans dire mot.


Ainsi devons-nous apprendre à « déconstruire » les vieilles affirmations traditionnelles pour en préparer de nouvelles.

Auparavant, apprenons à faire silence.

 

Jean Dumas, secrétaire de séance, aidé de Daniel Saltet.

 

                                                                Prochaine réunion : lundi 15 mars
                                                                 chez Daniel Saltet, aux Adrets
sujet : l'article de Louis Pernot, dans le n° 235 : "Le christianisme face à la modernité. Comment dire Dieu aujourd'hui ?"

 
 

 
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