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En une, le n°256 | Février 2012
  CAHIER | Le Bouddhisme zen - La Voie du milieu
 
 
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Evangile et liberté
 Courrier des lecteurs 

 

Temple

 

Le « mot qu’on n’aime pas » du numéro de novembre fait réagir un de nos lecteurs suisses.

  Si vous permettez je reviens sur le texte de la page 5 « ces mots qu’on n’aime pas » : Temple. Pour vous « les protestants réformés utilisent le mot “temple”… », ce qui est très juste pour une toute petite minorité des protestants. Mais la grande majorité d’entre eux utilisent bel et bien le mot « église ». En Suisse par exemple, le Jura bernois, que je connais, les protestants utilisent le mot « église » ; les Suisses allemands vont à « die Kirche », traduction en française « église » de même que les allemands, les nordiques, les hollandais ; et les anglais vont à la « church » traduction en français « église », de même que les américains (que je connais aussi bien) etc.

  Donc à mon humble avis il serait temps d’expliquer à tout ce petit monde francophone qui ne le sait pas encore (ne s’en rend même pas compte) que le mot « temple » est complètement faux, et qu’il est temps de changer et de dire « église » – ce lieu de rassemblement d’une assemblée (Ecclesia) – mot ô combien plus juste et plus beau dans ce cas. Je sais que les gens n’aiment pas le changement mais quand ce que l’on dit ou fait est faux, idiot même, et bien il faut avoir le courage de changer ! D’autre part je suis tout à fait contre cette conclusion : « … l’essentiel est de savoir ce que nous voulons mettre, nous, sous les mots. » Les mots disent ce qu’ils disent et il est dangereux de jouer avec eux. Essayons de garder cette rigueur protestante !

André Arn, Onex (Suisse).

 

Le Symbole des Apôtres…un texte dépassé

 

  Il me vient une idée qui peut sembler secondaire. Le dimanche j’entends trop souvent le Credo sous la forme historique du Symbole des apôtres, que Luther jugeait sévèrement.

  N’y aurait-il pas lieu de réécrire ce texte dans une langue qui soit la nôtre et qui fasse allusion à l’action de Jésus pendant sa vie terrestre ?

  J’aime certaines confessions de foi (celle de l’Oratoire par exemple). Il en est d’autres. Mais pourquoi cette obstination à réciter le Symbole des apôtres, texte daté et conçu dans un contexte de luttes contre des hérésies qui ne nous concernent plus ?

Jean Beauté, Bouchemaine.

 

Difficile traduction

 

  Qui a dit « traduire c’est parfois trahir » ? Selon 1 Jn 4,8 « Dieu est amour ». C’est son essence, sa nature intrinsèque ! Dont acte. Mais par quelle aberration ou oubli de ce postulat certaines traductions de la Bible (dont la Segond) mettent-elles dans la bouche de Dieu (Ro 9,13) : « J’ai aimé Jacob et j’ai “haï” Esaü » ? Par quelle confusion mentale a-ton choisi parmi les quatre sens du mot initial, à savoir écarter, rejeter, répudier, et haïr, le seul qui soit antinomique eu égard à Dieu ? Peut-être serait-il bon de se rappeler que nos bibles sont des synthèses (résultat de la confrontation thèseantithèse) élaborées parmi plus de 8000 manuscrits, synthèses par des hommes érudits et savants mais tout de même ! Danger de telles situations pour des croyants (je ne dis pas chrétiens !) : « Si Dieu, le Parfait, peut se permettre de haïr, alors qui suis-je, moi, pour ne pas céder à une telle attitude ? » Dis-moi qui tu admires ou qui tu contemples, je te dirai ce que tu vas devenir…

Henri Gheno, Castellane.

 

Pardonner n’est pas oublier

 

  J’ai lu le dossier sur le pardon. Bien que je le pratique depuis ma conversion, il y a un demisiècle, j’ai appris dans votre message « il n’y a de véritable pardon que si je n’ai pas oublié ». Ce nouvel éclairage va bien dans la réflexion d’un responsable chrétien qui me disait : « Vous avez pardonné, mais pas oublié. » Et j’avoue que cela me tracassait. Me voilà maintenant serein… d’être resté humain. Merci à Laurent Gagnebin !

Jean Profit, Valence.

 
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