Pilate, le gouverneur
romain, qui joue un rôle si important, voire décisif, dans
la condamnation à mort de Jésus, sapparente, dans
notre mémoire collective, à la figure du lâche :
celui qui sen lave les mains (Mt 27,24) et fuit habilement devant
sa responsabilité. Or il est lauteur dune des plus
belles affirmations bibliques, une de celles dont on voudrait tant que
les chrétiens aient toujours été capables de la
prononcer : « Ce que jai écrit, je lai écrit
» (Jn 19,22), qui, en latin (« Quod scripsi scripsi »),
sonne avec trois mots nets, sans concession, fermes. Elle est exemplaire
quand il sagit de nous inviter à assumer nos paroles, nos
écrits et nos actes... 
(l'article complet sera en ligne en octobre 2008)
Laurent
Gagnebin