Calvin accordait une importance
spirituelle à la musique, si elle renonçait aux «
fringots et fredons de la Papisterie ». Il rêvait dune
musique simple, pouvant être chantée par tous et en tous
lieux, du temple à la maison. Ses consignes ne furent pas toujours
suivies à la lettre par les musiciens protestants, car le XVIe
siècle fut surtout dans sa seconde moitié
une époque de riche foisonnement musical, qui marqua lapogée
de la polyphonie et son déclin naissant.
En France, dans ce siècle en ébullition, la Réforme
calviniste fut représentée par cinq compositeurs, dont
on trouve plus facilement aujourdhui les noms dans les dictionnaires
que sur les programmes de concerts.
Leur musique fut très majoritairement vocale ; en lécoutant,
on pense à ce que dira le grand poète de la Réforme,
Agrippa dAubigné : « Tels vers de peu de grâce
à les lire et prononcer en ont beaucoup à être chantés.
»... 
(l'article complet sera en ligne en juillet 2008)
par Alain
Bonnard