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Numéro 215
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Il est certain que les évêques ne sont pas ordonnés pour être seulement intendants agricoles ou cultivateurs, mais pour sadonner à la culture spirituelle, celle, à coup sûr, dont parlait lapôtre : « Jai planté, Apollos a arrosé. » Césaire dArles (ca. 470-543) Sermons au peuple I, 5 |
1. Césaire dArles, par Jacques-Noël Pérès
Que penserait et, puisque son habitude nétait pas de taire sa pensée, que dirait Césaire dArles, sil voyait aujourdhui que les pasteurs des diverses Églises passent plus de temps quil nest parfois utile, devant leur ordinateur, ou en de multiples réunions, ou encore à se dépenser en mille occupations qui ne relèvent pas directement de leur ministère ? Que dirait-il, sil constatait que la catéchèse, la cure dâme et la visite aux malades, voire la prédication, ne sont plus les tâches auxquelles ils sadonnent, sinon toujours avec plaisir, en tout cas avec fidélité et constance ?...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
(Re) lire
De lart de douter et de croire, dignorer et de savoir. Une traduction française est disponible (Éd. La Cause. Préface de P. Vassaux). Ce titre mérite attention : quand on veut tout connaître et avoir des certitudes absolues, on tombe dans la rigidité et la fermeture des intégrismes. Le doute et lignorance ne sont pas les contraires dune foi et dun savoir authentiques ; ils en font partie.
Sébastien Castellion (1515-1563), à la fois fin lettré et excellent pédagogue, a eu le courage de sopposer à la dictature de Calvin et de dénoncer le bûcher de Servet (même sil nen approuvait pas les idées). On cite souvent la phrase admirable quil écrivit en 1555 à ce sujet : « tuer un homme, ce nest pas défendre une doctrine ; cest tuer un homme »...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Débattre
À loccasion de la Semaine de prière pour lunité des chrétiens (18-25 janvier) et après le bruit et la fureur suscités par le document catholique refusant aux Églises protestantes la qualité dÉglise en plénitude, L. Gagnebin estime que la définition de lÉglise par Rome nest pas identique à la nôtre et que le Vatican nous le rappelle ainsi indirectement.
Depuis la publication, en juillet 2007, du texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi réaffirmant que lÉglise catholique est la seule et unique Église du Christ et quelle détient la vérité en plénitude, le troisième rassemblement cuménique européen de septembre à Sibiu, en Roumanie, a un peu calmé les esprits. La déclaration du Vatican avait en effet suscité dans le monde entier, depuis les simples fidèles jusquaux officiels des Églises protestantes, un immense émoi. Cela dit, Rome na fait que répéter ce quelle a toujours affirmé. Ce rappel na rien détonnant et, tout compte fait, il est honnête, comme la remarqué Mgr Cyrille de Smolensk, responsable orthodoxe des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, préférant ce langage à celui de la diplomatie ecclésiastique. Les illusions sont ici dissipées. Le réveil est peut-être brutal pour ceux qui pensaient que le concile de Vatican II avait ouvert dautres perspectives. Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour lunité des chrétiens, na-t-il pas eu raison de déclarer : « Un cuménisme douillet ne nous mènerait pas loin ; le seul moyen davancer est le dialogue dans la vérité. » ?...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Cahier : Le corps, lesprit et la maladie,
par Alain Houziaux« et surtout une bonne santé ! » est une phrase que nous entendrons souvent en ces périodes de vux ! « La santé prend la place occupée autrefois par le salut », dit la théologienne Isabelle Grellier. La médecine moderne permet de soulager les maladies mieux quauparavant, doù cette tentation de croire quelle pourrait tout maîtriser, et cette difficulté à accepter les limites de notre corps, la maladie et la mort. Pourtant il reste des maladies « incurables ». Certains se tournent alors vers les médecines alternatives, ces médecines un peu mystérieuses, qui ne sont pas « scientifiques » mais qui obtiennent parfois des résultats surprenants : des « guérisons miraculeuses » ?
La plupart des miracles (des signes) de Jésus de Nazareth, rapportés dans les évangiles, étaient des guérisons. Louis Pernot, dans le n°211 dÉvangile et liberté, en a discuté le sens et limportance. Les guérisons miraculeuses ont jalonné lhistoire de lÉglise catholique, et les Églises pentecôtistes en revendiquent aujourdhui de nombreuses.
Le sujet des médecines alternatives, quaborde ici Alain Houziaux, pasteur de lERF, est dune grande actualité dans les Églises (Église réformée et Église luthérienne notamment). En effet, celles-ci sintéressent de plus en plus aux questions complexes et souvent déroutantes que pose un ministère de délivrance ou de guérison. Certains pasteurs disent même pratiquer un tel ministère, ou être intéressés par les possibilités quil ouvre pour laccompagnement pastoral. Et, contrairement aux États-Unis et à la Grande Bretagne, il nexiste pratiquement aucun texte sur ce sujet dans la théologie protestante réformée francophone.
Il est difficile de faire la part du médical, du psychosomatique, et du miracle dans une guérison. Il est certain que lesprit joue un rôle très important, et leffet placebo le démontre clairement. La description des rapports du corps et de lesprit existe depuis des siècles : Hippocrate préconisait déjà une médecine du corps et de lâme ayant pour objet lhomme malade dans sa totalité. La médecine psychosomatique ne date pourtant que du XXe siècle. Elle a établi le lien structurel entre maladie et organisation psychique, et postule la participation du sujet à léclosion de sa maladie et, par conséquent, à la mise en place de ses propres processus de guérison. Albert Schweitzer disait : « Chaque patient porte en lui-même son propre médecin. Nous donnons le meilleur de nous-même lorsque nous permettons au médecin qui réside dans chaque malade de se mettre au travail. » Le « nous » peut se rapporter au médecin, au psychanalyste ou au pasteur
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Marie-Noële et Jean-Luc Duchêne
- Les guérisons miraculeuses, par Alain Houziaux
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Méditer
Je crois au Dieu qui parle, par Jean-Jacques Maison
Je crois au Dieu qui parle
mais je refuse de confondre nos discours humains,
même inspirés, avec sa Parole...
Réagir
Voici une nouvelle rubrique dans laquelle Stéphane Lavignotte aujourdhui (pasteur à la Mission populaire) et dautres peut-être plus tard réagiront à un événement de lactualité politique ou sociale qui les aura interpellés.
Pas de polémique !, par Stéphane Lavignotte
Aux « Guignols de linfo », la marionnette de Philippe Lucas ex-entraîneur de la nageuse Laure Manaudou répète lexpression à lenvi : « Et puis cest tout ! » Et depuis, sous une forme ou sous une autre, elle fait florès et ce jusquau sommet de lÉtat. Alors que des journalistes linterrogeaient sur son séjour dans une luxueuse résidence américaine, Nicolas Sarkozy répondit : « Je suis venu à Wolfeboro parce que jai des amis qui y viennent depuis des années. Ils ont loué une maison et nous y ont invités. Point. Il ny a pas de polémique. » Et cette expression est devenue une des redites des discours de notre président. Mettre un point final. Dune expression, mettre fin au tourment que nous causent nos enfants, collègues ou subordonnés Si Dieu céda lui-même à la tentation un bon déluge, ça leur apprendra ! ce fut pour aussitôt revenir sur sa décision : il offrit un arc-en-ciel en gage de sa non récidive...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Retrouver
À loccasion du décès récent (le 9 juillet 2007) dAndré Chouraqui, Henri Persoz nous rappelle ce qui a amené cet écrivain poète multiculturel à entreprendre une nouvelle traduction, si originale et si personnelle, de la Bible.
André Chouraqui et sa « Bible », par Henri Persoz
Il y a quelques mois, disparaissait André Chouraqui qui fut bien connu dans les milieux religieux, notamment pour ses traductions en français de la Bible et du Coran ; traductions très osées qui ont irrité bien des exégètes et enchanté dautres...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Commenter
Louis Pernot analyse les Béatitudes de Luc (6,20-26), et explique que les « malheur à vous », bien difficiles à comprendre, correspondent à une erreur de traduction.
Les Béatitudes et les prétendues « Malédictions » de Luc, par Louis Pernot
Les Béatitudes de Luc sont moins lues que celles de Matthieu, et on comprend pourquoi. Dabord, Luc ne cite pas les quatre béatitudes positives, celles que nous préférons : «Heureux ceux qui ont le cur pur, les miséricordieux, les artisans de paix et ceux qui sont doux.» Il ne garde que les quatre béatitudes négatives : «Heureux ceux qui sont pauvres, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif, et ceux qui sont persécutés.» Comment comprendre ces quatre béatitudes négatives ?...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Regarder
ou « cadeau » de Coca-Cola à consommer avec modération ?
en face de la Cathédrale de Santiago de Chile
Billet
Après les cadeaux, par Jean-Marie de Bourqueney
Les sondages sont formidables. À lheure où jécris ces lignes, une enquête vient de révéler une terrible vérité qui me plonge dans un abîme de perplexité. Il semblerait (jutilise le conditionnel car jen suis encore tout retourné ) que les cadeaux que nous offrons à Noël ne sont pas les mêmes que ceux que nous voudrions recevoir. À léchelle dun pays, vous vous rendez compte ! En tête des cadeaux faits : cd, dvd et livres En tête des cadeaux que nous aimerions recevoir : argent, bijoux (enfin pas pour moi ), vêtements et décoration de la maison Ce nest pas moi qui le dis, cest lenquête, donc nous tous Serions-nous devenus masos ? Ou sadiques peut-être...
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Lire
Livre : À la recherche de la Source
Résonner
La fête des Rois est, au Brésil, loccasion de « folies », fêtes traditionnelles, intermédiaires entre le profane et le sacré, auxquelles Madeleine et Bernard Félix ont eu loccasion dassister.
Religiosité populaire : les « Folies des Rois » au Brésil, par Madeleine et Bernard Félix
Un voyage au Brésil en janvier 2007 nous a fait rencontrer des groupements, les « folias », sortes de confréries à linstar de celles du Moyen Âge, qui parcourent la campagne ou les banlieues entre Noël et le 6 janvier. Ils accomplissent un long tour, le « giro », de maison en maison, derrière une bannière, objet dune dévotion fervente, qui représente les rois mages. Une crèche laccompagne parfois. Viennent ensuite des musiciens, des chanteurs et parfois des danseurs, en tout une douzaine de personnes plus ou moins costumées, qui apportent la Bonne Nouvelle de la venue du Sauveur. Le nom de folie provient sans doute du nom dune danse portugaise du Moyen Âge....
(l'article complet sera en ligne en juin 2008)
Nouvelles
Les Entretiens de Robinson :
La mondialisation : craintes et espérancesPrédications Conférences du Foyer de Lâme :
« Lavenir de Lhumain »Journée parisienne Évangile et liberté :
"La vie éternelle : comment y croire ?"Rencontre Evangile et Liberté Union Protestante Libérale :
Lhumanité de Jésus
Courrier des Lecteurs
Évangile & liberté comprend une page entière consacrée au Courrier des lecteurs. Nous voulons ainsi une page vive, animée, publiant librement vos réactions à tel ou tel article.
Citation
Lorsque nous sommes seuls à rêver,
cela ne demeure quun rêve.
Lorsque nous rêvons ensemble,
cela nest plus seulement un rêve,
cest le début de la réalité.Dom Helder Camara
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