Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
En une, le n°270 | Juin-Juillet 2013
  CAHIER | Dieu de crainte ou Dieu de tendresse ? Essai de psychanalyse du « Dieu obscur »
 
 
 
 Cinéma
   Habemus Papam
   Moonrise Kingdom
   L'Exercice de l'Etat
   The Artist
Voir la rubrique complète +
 
 Recension de livre
   Un balcon sur l’Algérois
   Darkroom. Mémoires en noirs et blancs
   La tristesse des abandons
   Lecture politique de la Bible
Voir la rubrique complète +
 
 Disques
   Bach, un itinéraire personnel
   Chants des Réformés de France
   La Passion selon Jean-Claude
   Hommage à l’harmonium
Voir la rubrique complète +
 
 Théâtre
   Kalashnikov
   Sortir de sa mère et La Chair des tristes culs de Pierre Notte
   Loin de Corpus Christi, de Christophe Pellet
    Belles-Sœurs de Michel Tremblay
Voir la rubrique complète +
 
 Les carnets culturels  Cinéma 

Habemus Papam

 

Ce film a été sélectionné à Cannes est réalisé par le cinéaste italien Nanni Moretti à qui l’on doit Le Caïman (sur l’empire médiatique de Berlusconi), La chambre du fils, palme d’or à Cannes en 2001. Il préside cette année le jury officiel du Festival De Cannes.

 

   Dans ses films, Nanni Moretti fustige souvent la société, les individus égocentriques sans aucune notion des responsabilités qui tiennent des propose vides de sens. Le cinéaste interprète souvent le rôle de psychanalyste ce qui lui permet de s’exprimer tout en procédant à son autocritique. L’Eglise catholique n’échappe pas à cet exercice : ainsi dans La messe est finie, qui lui a valu l'ours d'argent à Berlin en 1986, il raconte les tourments d'un prêtre dans une paroisse populaire.

Le titre du film est une locution latine prononcée par le cardinal protodiacre qui se charge de la scander sur le balcon de la basilique Saint-Pierre du Vatican, avant d'annoncer le nom du nouvel élu et qui signife : « Nous avons un pape ».
Dans Habemus Papam le cinéaste s’en prend au pouvoir sans l’intention de se moquer ni de la religion ni du catholicisme. Il aurait aussi bien pu choisir le monde politique ou financier mais le Vatican représente la scène du pouvoir suprême.
 
Nanni Moretti et ses scénaristes ont eu une idée toute simple: ils ont imaginé un Pape venant d'être élus par ses pères mais qui ne se sent pas capable de se présenter devant les fidèles au balcon et d’affronter sa charge. Michel Piccoli en est l’interprète remarquable : il insuffle tour à tour à ce personnage des sursauts violents et de profondes brisures. Le film n’a donc que peu de rapport avec la religion et la foi, il s’agit d’une réflexion sur l’angoisse engendrée par les responsabilités. Il dénonce aussi le comportement des personnes assoiffées de pouvoir, capables de toutes les compromissions pour y accèder alors qu’ils sont dépourvus des compétences nécessaires. Avec l’art qui le caractérise, le cinéaste nous divertit tout en attirant notre intention sur des problèmes sérieux voire tragiques.

 

 

Pierre Nambot

 

  La fiche auteur de Pierre Nambot

 Votre compte abonné :
Login :
Mot de passe :
ou créez votre compte
Evangile et liberté
 
Contactez-nous | Les liens   © 2013 Évangile et Liberté