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En une, le n°269 | Mai 2013
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 Les carnets culturels  Cinéma 

Polisse

 

Réalisé par Maïwenn le Besco. Durée : 2h 07min. Prix du Jury au Festival de Cannes.

 

  Un jour, Maïwenn le Besco a connaissance d’un documentaire sur la Brigade des Mineurs (BPM). Elle souhaite alors faire un film sur le quotidien des policiers d’une brigade. Elle écrit une première version du scénario qui est largement modifiée avec l’arrivée de son amie Emmanuelle Bercot. Ayant des difficultés pour trouver un titre, elle pense à la faute que ferait un enfant en orthographiant le mot, ce qui va bien dans le contexte du film. Elle applique son principe « de cinéma vérité » et à ce titre elle va passer beaucoup de temps à la brigade pour écouter, observer et passer d’un groupe à un autre en prenant le maximum de notes.

    
  Nous allons être témoin de nombreuses scènes sur les malheurs de la société : inceste, pédophilie, viol, délinquance forcée etc ... Rien n’est épargné au spectateur et c’est le quotidien de ces gens ordinaires de la BPM au service d’une même cause. Il y a des moments très durs mais aussi des moments de détente et même de franche rigolade afin que les policiers, qui ont aussi leurs problèmes, puissent tenir le coup. « C’est la recette des policiers pour rester debout », déclare Maïwenn. Si la situation est souvent tragique, sous une forme de modernité étonnante et avec un humour qui nous fait rire à chaque réplique, Maïwenn réussit à nous détourner de ce sentiment et à transcender ses personnages pour nous les rendre familiers. En fait, le film parle de nous, de notre besoin de l’autre, de notre désir d’engagement et de la vertu du groupe pour contrer les tragédies de l’isolement existentiel.
Pour interpréter les membres de la brigade, Maïwenn a cherché des acteurs très compétents tels que Marina Foïs, Karin Viard, Jérémie Elkaïm, Nicolas Duvauchelle ou Maïwenn elle-même et Joey Starr, son ex-compagnon qui joue de façon remarquable

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  C’est un grand film qui a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2011 où il a remporté le Prix du Jury et qui mérite ses dernières distinctions : César du meilleur montage et César du meilleur espoir féminin avec Nadira Hayadi.

 

 

Pierre Nambot

 

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