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n°231 | Août-Septembre 2009
  CAHIER | par John S. Spong Jésus Sauveur, une image à réviser

 ÉDITORIAL |    Une idée vraie


 QUESTIONNER |    Religions, facteur de guerre ou de paix ?


 DÉBATTRE |    Calvinothérapie


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Péché


 RETROUVER |    Alexandre Vinet


 SÉRIE : BIZARRERIES THÉOLOGIQUES... |    3. La bénédiction des choses


 CAHIER | Jésus Sauveur, une image à réviser   Introduction : Une théologie moderne et compréhensible

   Jésus Sauveur, une image à réviser


 COMMENTER |    Mine de rien


 JOURNÉES « ÉVANGILE ET LIBERTÉ » 2009 |    Semblables et différents


 CONTESTER |    « Chromoclaste », la Réforme ?


 VIVRE |    Johnny et Calvin


 AGIR |    Pauvreté d’hier


 RÉSONNER |    Franchise postale

 
 
 

  La fiche auteur de Laurent Gagnebin

  Sur le même thème : bénir - la Réforme - Théodore Monod - Albert Schweitzer - respect de la vie - Tillich - prière de bénédiction - sacré - être nouveau

 
Evangile et liberté
 SÉRIE : BIZARRERIES THÉOLOGIQUES...   par Laurent Gagnebin 

La bénédiction (« dire du bien »), devrait être un acte simple. Pourtant, lorsqu’il s’agit de bénir des maisons, des bateaux ou… des canons, elle peut poser question !

 

3. La bénédiction des choses

 

 Je me rappelle ces cultes intégralement confiés à la responsabilité des jeunes de la paroisse ; ces derniers me demandaient invariablement d’en assurer la bénédiction finale. Et cela, très probablement, parce que, pour eux, seul un clerc pouvait exécuter ce geste sacré permettant une efficacité presque magique des paroles prononcées. Que dire des demandes de bénédiction des choses ! Le protestantisme, par exemple, ne bénit pas les alliances des mariés cela, précisément, pour éviter toute superstition et toute sacralisation de l’espace et de ses objets refusée par la Réforme. Mais l’Éternel n’est-il pas le Dieu de toute la création et sa bénédiction devrait-elle concerner uniquement l’être humain ? Un anthropocentrisme exclusif est une des grandes failles de la pensée chrétienne pendant des siècles. Théodore Monod, se réclamant du  respect de la vie promu par Albert Schweitzer, savait bien que la bénédiction divine s’étend aux végétaux et aux animaux, et même aux minéraux omniprésents dans les déserts qu’il traversait et, eux aussi, témoins et expression du dynamisme créateur de Dieu. La souveraineté de l’Éternel nous lie, dans une perspective écologique, à toutes les dimensions de la terre. La nouvelle créature (Co 5,17) ou l'être nouveau, selon Tillich,récapitule en Christ la création tout entière. La perspective, biblique et symbolique, prophétique et écologique de nouveaux cieux et d'une terre nouvelle (Esaïe et Apocalypse) a une dimension universelle, cosmique. Bien entendu, il ne s’agira pas de bénir leschoses, mais d’adresser à Dieu à la fin de nos cultes une prière de bénédiction  sans limites imposées à sa grâce salvatrice. C’est très différent.

 

 

Laurent Gagnebin

 

  La fiche auteur de Laurent Gagnebin

 
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