Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°254 | Décembre 2011
  CAHIER | par Marie-Noële Duchêne Pardon et Justice

 ÉDITORIAL |    Pourquoi Noël,


 QUESTIONNER |    Dieu est amour ?


 DÉCOUVRIR |    La foi qui creuse les montagnes


 REPENSER |    Dieu à Noël


 DÉBATTRE |    La cruauté envers les animaux n’est pas tolérable


 MÉDITER |    Dis-leur…


 CAHIER | Le pardon   Pardon et Justice

   Le pardon : une impossible nécessité

   Le pardon : exigences, ambiguïtés, accomplissement

   Ne faut-il pas pardonner ?

   Pardonner : est-ce possible ?


 VIVRE |    Au retour d’un autre monde


 COMMENTER |    Mettez en pratique la Parole et ne vous bornez pas à l’écouter


 RELIRE |    Les religions d’autorité et la religion de l’Esprit


 RETROUVER |    Pierre Viret (1511-1571)


 RÉSONNER |    Et maintenant on va où ?

 
 
 

  La fiche auteur de Gilles Castelnau

  Sur le même thème : Pierre Viret - Cinquième centenaire de sa naissance - Farel, Viret, Calvin,

 
Evangile et liberté
 RETROUVER   par Gilles Castelnau 

Tout le monde connaît, à Genève, le mur des Réformateurs. Un Réformateur y manque : Pierre Viret. Théodore de Bèze nomma pourtant le trio Farel, Viret, Calvin, le « Trépied d’élite ». L’oeuvre écrite de Viret est considérable. De nombreuses manifestations ont lieu cette année en son honneur dans le canton de Vaud.

 

Pierre Viret (1511-1571)

Cinquième centenaire de sa naissance

 

 Il y a 500 ans naissait à Orbe, une petite ville près d’Yverdon en Suisse, Pierre Viret, qui sera une figure importante de la Réforme protestante. Il organisa la Réforme à Lausanne alors que Jean Calvin était à Genève et Guillaume Farel à Neuchâtel. Il était suisse alors que Calvin et Farel étaient français.

  Pour marquer cet anniversaire de 500 ans, le Canton de Vaud met sur pied une quinzaine d’événements. Le Conseil d’État suisse a alloué un budget de 650 000 francs suisses, la ville d’Orbe accueille une exposition et le spectacle « Pierre Viret », dont la première a eu lieu le 8 avril. Durant l’année, des colloques académiques se tiennent à l’Université de Lausanne, ainsi que des expositions, la réalisation d’un film par des étudiants de l’École cantonale d’art de Lausanne et la création de dossiers pédagogiques pour les élèves vaudois.

  À 23 ans, en 1534, Viret est pasteur. Une inscription gravée sur le mur de la Réformation à Genève dit que c’est lui qui a célébré le premier baptême protestant à Genève en 1534.

  Il est remarqué par Guillaume Farel qui l’embauche dans un petit groupe d’action religieuse, où se trouvent déjà Antoine Marcourt, pasteur français, et surtout un imprimeur réfugié de Lyon avec son matériel d’imprimerie. C’est ce groupe qui rédigea cette année-là, fit imprimer et expédier dans toute la France les fameux « placards contre la messe » qui furent affichés dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 dans toute la France et même sur la porte de la chambre royale du roi François Ier au château d’Amboise.

  Ce fut une des premières actions du jeune Pierre Viret dont le résultat fut remarquable et terrible, ce qu’il n’avait évidemment pas prévu.

  Pierre Viret fut ensuite nommé pasteur à Lausanne. En 1536 il participa à l’organisation d’un grand débat théologique entre catholiques et protestants, la « Dispute de Lausanne » qui réunit à la cathédrale 174 prêtres catholiques et un groupe de Réformateurs : Pierre Viret lui-même, Guillaume Farel et Jean Calvin. La victoire théologique fut reconnue aux Réformateurs, des moines et des chanoines se rallièrent à la Réformation et le Canton de Vaud fut déclaré passé à la Réforme protestante. Viret fut nommé premier pasteur de Lausanne et il commença à enseigner à l’École de théologie protestante qui venait d’être fondée.

  La tension se manifesta entre l’Église de Lausanne et leurs Excellences de Berne qui prétendaient toujours diriger la Fédération alors que les cantons se cramponnaient à leur autonomie. Viret défendait, face à la capitale, la liberté de Lausanne de décider de son catéchisme et de la liturgie de ses cultes que les Excellences voulaient centraliser. Fatigué de ces conflits, il changea de canton et vint s’installer à Genève auprès de Jean Calvin, intéressé qu’il était par son effort de moraliser à Genève les pratiques commerciales et financières, de valoriser et de réglementer le travail comme participation de l’homme à la création, et de promouvoir des contrats de travail et des tribunaux de prudhommes pour réglementer les relations sociales et les activités économiques.

  Puis, sa santé laissant à désirer, il vint chercher le soleil dans la ville de Nîmes où il enseigna la théologie. Il passa à Lyon où il présida en 1563 le quatrième synode national des Églises réformées de France. Expulsé de France, il passa les dernières années de sa vie à l’invitation de Jeanne d’Albret en Navarre, et enseigna la théologie à Orthez jusqu’à sa mort en 1571.

 

Gilles Castelnau

 

  La fiche auteur de Gilles Castelnau

 
Contactez-nous | Les liens   © 2013 Évangile et Liberté