Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°253 | Novembre 2011
  CAHIER | par Jean-Pierre Peter La médecine devant la douleur histoire, savoirs, ambiguïté

 ÉDITORIAL |    Jésus serait peut-être horrifié s'il voyait ce qu'on a fait de lui !


 QUESTIONNER |    Devant la mort


 REGARD SUR LE MONDE |    Un homme engagé


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Temple


 PRIX " ÉVANGILE ET LIBERTÉ " |    Le Prix «Évangile et Liberté» décerné à un chercheur de Dieu


 BILLET |    La lumière et la transparence


 MÉDITER |    Rien n’est perdu


 CAHIER | La médecine devant la douleur histoire, savoirs, ambiguïté   Dieu aimerait-il la souffrance ?

   La médecine devant la douleur histoire, savoirs, ambiguïté


 REPENSER |    Un Dieu de la vie Gilles


 COMMENTER |    Les quatre cavaliers de l’Apocalypse


 DIALOGUER |    François Bovon : « L’apport de l’évangile de Luc ?


 RETROUVER |    Jean-Frédéric Oberlin


 REGARDER |    Les cimetières ont-ils une âme ?


 RELIRE |    Emmanuel Mounier

 
 
 

  La fiche auteur de Raphaël Picon

  Sur le même thème : Jésus serait peut-être horrifié - s'il voyait ce qu'on a fait de lui !

 
Evangile et liberté
 ÉDITORIAL   par Raphaël Picon 

Jésus serait peut-être horrifié s'il voyait ce qu'on a fait de lui !

 

  Une figure du sacré, un Dieu qu’on adore, un Seigneur qu’on prie. Le Jésus que racontent les évangiles n’a pourtant cessé de s’exposer pour s’effacer. Jésus s’expose, habité qu’il est d’une vérité trop bouleversante et trop impétueuse pour la taire, la vérité d’un Dieu pour tous et avec tous, la vérité d’un Dieu à l’oeuvre à travers tout ce qui soutient, relève, encourage, aime, ressuscite. Jésus expose cela en s’effaçant, pour laisser cette vérité éclore dans toute sa force et sa splendeur. Jésus ne s’est jamais pris pour Dieu et n’a jamais souhaité qu’on le confesse ainsi. Ce n’est pas lui qui veut être reconnu, aimé et suivi, c’est la vérité qui le porte : celle de ce Dieu qui est une puissance de transfiguration du monde, le mot le plus souverain qui soit pour désigner cette puissance inépuisable qui nous porte dans la vie : l’énergie, l’élan, la passion, le désir. Jésus-Christ incarne une facette de Dieu que nous n’avions encore jamais reçue. En Jésus, Dieu n’est pas cette puissance surplombante qui du haut de ses splendeurs nous épie, nous juge et attend de nous des merveilles. Dieu est cette puissance souterraine qui, du plus profond de nous-mêmes nous porte vers les splendeurs du monde et nous permet d’en être émerveillé. Au lieu de le prier, de le vénérer et de l’adorer – manière subtile de le dominer et de neutraliser la portée subversive de sa prédication – il nous faut retrouver Jésus. Retrouver sa prédication qui nous apprend la valeur infinie de chacun. Retrouver sa parole impétueuse contre tous les marchands du temple, ces épouvantails d’un Dieu de malheur, qui condamnent le monde et les nourritures terrestres pour vendre la foi. Il nous faut retrouver Jésus, en nous réjouissant, en souvenir de lui, de ces grandes agapes, du partage du pain et du vin ; de ce bon vin qui coule aux noces de l’amour et de ce pain multiplié à l’infini pour rassasier le monde entier. Jésus ne fut pas un Dieu à adorer. Il fut le prophète de la subversion de la vie contre la mort. Un prophète à retrouver.

 

Raphaël Picon

 

  La fiche auteur de Raphaël Picon

 
Contactez-nous | Les liens   © 2012 Évangile et Liberté