Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°252 | Octobre 2011
  CAHIER | par Bernard Reymond Christianisme, Islam : des révélations « définitives » ?

 ÉDITORIAL |    Comment Dieu intervient-il dans le monde et dans nos vies ?


 QUESTIONNER |    L’érotisme de la foi


 REGARDER LE MONDE |    L’Inde et les castes


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Seigneur


 SÉRIE: "QUAND JE DIS DIEU..." |    1. Quand je dis Dieu, je dis communion


 BILLET |    Conversations croisées


 COMMENTER |    « À chaque jour suffit sa peine »


 CAHIER | Christianisme et Islam: des révélations "définitives"?   Éloge des différences

   Christianisme, Islam : des révélations « définitives » ?


 DÉBATTRE |    Église et management


 REPENSER |    Dieu


 BICENTENAIRE |    Comment la paroisse de l’Oratoire est devenue libérale A


 RÉSONNER |    Rembrandt et la figure du Christ


 COMMUNION " PROFANE " |    Communier à Avignon


 RETROUVER |    Richier et Goujon

 
 
 

  La fiche auteur de Henri Persoz

  Sur le même thème : Conversations croisées - téléphone - Les dialogues

 
Evangile et liberté
 BILLET   par Henri Persoz 

Conversations croisées

 

  En sortant du dernier comité de lecture d’Évangile et liberté, et avant de reprendre le RER gare du Nord, je suis entré dans un petit magasin, pour acheter du pain en sachet. À la caisse, il y avait juste un homme devant moi, ce qui devait me permettre de ne pas attendre trop longtemps. Cependant, tout en essayant de payer, il téléphonait, ce qui compliquait la manoeuvre. La conversation était vive ; visiblement, il tentait de résoudre un désaccord.

  Et par de dessus le marché (c’est le cas de le dire !), le caissier téléphonait aussi, à quelqu’un d’autre évidemment. Tout en téléphonant, il comptait donc la monnaie que l’homme devant moi lui donnait, tout en téléphonant.

  Les dialogues étaient animés mais bizarres. On ne savait plus très bien qui parlait à qui. Et chacun d’eux non plus, qui ne comprenait pas toujours si l’autre lui parlait ou parlait à l’interlocuteur au téléphone. Ces deux hommes étaient ailleurs, tout en suivant du mieux possible la transaction financière. Ils parlaient sans se parler ; et surtout sans faire attention à moi qui commençais à trouver le temps un peu long. Comme un idiot, je n’avais personne à qui parler pour attendre. Je n’étais plus de mon siècle.

 

Henri Persoz

 

  La fiche auteur de Henri Persoz

 
Contactez-nous | Les liens   © 2013 Évangile et Liberté