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n°245 | Janvier 2011
  CAHIER | par Bernard Reymond Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu

 ÉDITORIAL |    Dieu serait au-dessus de nous ?


 QUESTIONNER |    Un culte avec des animaux


 AGIR |    Jean-Jacques Gautier, un exemple d’engagement pour un monde sans torture


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Infaillibilité


 SÉRIE: PROVERBES |     1. « Qui aime bien châtie bien »


 BILLET |    Vive les impôts !


 VIVRE |    Un chant d’oiseau


 CAHIER | Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu   Église et État

   Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu


 DÉCOUVRIR |    Une nouvelle édition de la TOB… avec six livres de plus


 DÉBATTRE |    « À un ami israélien »


 COMMENTER |    Le jeune homme riche ou la vieille Église en perdition


 RETROUVER |    Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)


 RÉSONNER |    Philippe de Champaigne et l’ex-voto de 1662 : la grâce seule, la foi seule

 
 
 

  La fiche auteur de Roger Parmentier

  Sur le même thème : vieille Église - actualisations - jeune homme riche

 
Evangile et liberté
 COMMENTER   par Roger Parmentier 

Le pasteur Roger Parmentier est bien connu pour ses « actualisations » de la Bible. Il nous propose ici une transposition de la fameuse rencontre de Jésus avec le jeune homme riche. Jésus revient et parle à son Église.

 

Le jeune homme riche ou la vieille Église en perdition

(Mt 19,16-30)

 

Et voici que par bonheur une Église s’approcha de Jésus (ce qui est assez rare) et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour recommencer à vivre après les effondrements et la mort ? ».

  Jésus lui dit : « Tiens, tu t’intéresses tout d’un coup au bon. Tu sais pourtant qu’il n’y a pas de bon que Dieu seul. Si tu veux entrer dans la vraie vie, comprends bien les commandements et mets-les en pratique : tu ne commettras pas de meurtre (même en exécutant les hérétiques et les prophètes) ; tu ne commettras pas d’adultère (surtout avec Mammon et César) ; tu ne voleras pas (même par banques et actions interposées) ; tu ne mentiras pas (même par la publicité et la presse asservie) ; honore les retraités qui t’ont donné la vie (et veille à leurs “honoraires”, car “sans argent, l’honneur n’est qu’une maladie”). »

  Enfin, « tu aimeras les gens de ton entourage, comme toi-même, mais surtout les autres, spécialement s’ils sont d’une autre religion et sans papiers ». La vieille Église lui dit : « J’ai fait ça parfois, autrefois, dans ma jeunesse, mais c’est fini. Que faut-il de plus ? ». Jésus lui dit : « Si tu veux ressembler à Dieu, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu seras riche spirituellement. Puis, viens, suis-moi (depuis le temps que j’attends). » À cette parole l’Église s’en alla toute triste, car elle avait des grands biens (des édifices, des doctrines, des traditions, des liturgies, des sacrements et bien des choses semblables).

  Et Jésus dit à ses disciples (à vous et à moi, je pense) : « En vérité, je vous le déclare, un pareil riche entrera difficilement dans mon entreprise de sauvetage de l’humanité. Je vous le répète, il est plus facile à un bébé prématuré d’entrer à Polytechnique qu’à une Église traditionnelle d’entrer dans le grand projet de Jésus ». À ces mots les disciples étaient très impressionnés et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé de l’abîme qui menace ? » Fixant sur eux son regard, Jésus leur dit : « Aux hommes c’est impossible, mais à Dieu tout est possible. »

 

Roger Parmentier

 

  La fiche auteur de Roger Parmentier

 
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