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n°245 | Janvier 2011
  CAHIER | par Bernard Reymond Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu

 ÉDITORIAL |    Dieu serait au-dessus de nous ?


 QUESTIONNER |    Un culte avec des animaux


 AGIR |    Jean-Jacques Gautier, un exemple d’engagement pour un monde sans torture


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Infaillibilité


 SÉRIE: PROVERBES |     1. « Qui aime bien châtie bien »


 BILLET |    Vive les impôts !


 VIVRE |    Un chant d’oiseau


 CAHIER | Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu   Église et État

   Les christianismes gouvernementaux, un phénomène méconu


 DÉCOUVRIR |    Une nouvelle édition de la TOB… avec six livres de plus


 DÉBATTRE |    « À un ami israélien »


 COMMENTER |    Le jeune homme riche ou la vieille Église en perdition


 RETROUVER |    Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)


 RÉSONNER |    Philippe de Champaigne et l’ex-voto de 1662 : la grâce seule, la foi seule

 
 
 

  La fiche auteur de Jean-Marie de Bourqueney

  Sur le même thème : impôts - l’argent

 
Evangile et liberté
 BILLET   par Jean-Marie de Bourqueney 

Vive les impôts !

 

Il est difficile, reconnaissons-le, de donner de l’argent. Sans être tous des avares, donner le moins possible est toujours préférable à trop payer… Nous préférons les soldes, recherchons les « bonnes affaires », négocions des « remises commerciales ». Je connais même un pasteur qui avait demandé à un vendeur de bois « pratiquez-vous les tarifs ecclésiastiques ? ». Désarçonné, le vendeur lui a fait une forte remise, sans trop savoir pourquoi…
 
  Tout cela est normal, bien normal. Mais pouvons-nous toujours raisonner comme cela lorsqu’il s’agit du bien commun ? Autrement dit de nos impôts… Même nos églises pratiquent cet argument : « Si vous donnez à l’église, vous pouvez déduire de vos impôts telle somme. » Notons au passage que cet argument ne porte que pour celles et ceux qui ont la chance de payer des impôts sur le revenu ! Certains font même profession de cette recherche d’ « optimisation fiscale ». En français courant, cela signifie que vous payez des personnes pour payer moins la collectivité. Évidemment, je pense aux nombreuses personnes qui n’arrivent pas à s’en sortir et pour qui les impôts ajoutent à leur endettement et à leur souffrance. Mais je pense aussi à celles et ceux qui ont plus que le nécessaire et qui ne cherchent qu’à donner le moins possible pour le bien commun. Ne devrions-nous pas, sans entrer non plus dans la culture américaine de l’exposition publique des gains, être fiers de payer nos impôts ? N’est-ce pas une vertu commune et une valeur chrétienne que de vouloir contribuer, à la mesure de ses moyens, à la construction de la société ?

  Il existe par ailleurs un légitime débat politique sur le taux d’imposition et sur l’utilisation des impôts. Ce sont effectivement les « affaires de la cité » (étymologie du mot « politique »), mais qui remet en principe l’édification d’une communauté par la contribution de tous ? Oublier cela, c’est refuser une autre valeur, défendue (entre autres) par les chrétiens : la fraternité. Nous sommes responsables les uns des autres. Soyons fiers de construire !

 

Jean-Marie de Bourqueney

 

  La fiche auteur de Jean-Marie de Bourqueney

 
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