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n°233 | Novembre 2009
  CAHIER | par Vincens Hubac Le christianisme face aux pauvretés

 ÉDITORIAL |    Les protestants de France


 QUESTIONNER |    Comment peut-on croire en Dieu ?


 AGIR |    La Miss’ Pop aujourd’hui


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Fondamentalisme


 SÉRIE : BIZARRERIES THÉOLOGIQUES... |    5. Où est le tout-puissant qui fait des merveilles ?


 BILLET |    Littérature, herméneutique et plage… de lecture


 MÉDITER |    Est-ce que j’existe encore ?


 CAHIER | Le christianisme face aux pauvretés   Introduction, La diaconie : solidaires au nom de Jésus-Christ

   Le christianisme face aux pauvretés


 VIVRE |    Le pauvre barbier


 REPENSER |    Le jugement dernier


 COMMENTER |    Le Seigneur rassemble tous les expulsés dans sa maison


 DÉBATTRE |    Affirmation de soi et lâcher-prise


 RETROUVER |    Charles Secrétan, un philosophe suisse engagé

 
 
 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

  Sur le même thème : synode 2009 - Evangile - pauvres - solidarité - message évangélique - espérance - société - politique - protester

 
Evangile et liberté
 CAHIER   par Marie-Noële Duchêne 
 CAHIER | Le christianisme face aux pauvretés
  Introduction, La diaconie : solidaires au nom de Jésus-Christ
  Le christianisme face aux pauvretés

En guise d’introduction au cahier nous vous proposons deux extraits du dossier de préparation des synodes 2009 des Églises luthériennes et réformées de France, dont le thème est : Solidaires au nom de Jésus-Christ ! Quand l’Église reconnaît sa vocation diaconale…

 

Introduction, La diaconie : solidaires au nom de Jésus-Christ

 

 « Dans un monde marqué par l’individualisme et la compétition, où les perdants, les personnes non « rentables », les différents pauvres, – personnes âgées, immigrés, handicapés, chômeurs etc. – sont souvent rejetés au bord de la route parce que notre société refuse de regarder l’image de fragilité qu’ils renvoient, il est essentiel que des hommes et des femmes s’engagent pour faire entendre qu’il n’y a pas de vie humaine sans acceptation de ses limites et de ses fragilités, et pas de société sans solidarité et sans recherche de justice.
 Les chrétiens n’ont certes pas le monopole de tels engagements, heureusement ! Mais le message de l’Évangile qui rappelle que « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes » ne peut nous laisser indifférents face à ces phénomènes et à ceux que la société tend à exclure. Et si nous croyons qu’en Jésus-Christ, le Règne de Dieu s’est approché, il s’agit pour nous d’essayer de vivre au quotidien les changements que cette confession de foi implique : changement dans le regard porté sur l’autre, apprentissage de modes de vie plus solidaires, présence auprès de ceux qui sont en difficultés, engagement pour la justice. C’est la crédibilité du message évangélique – qui est toujours , inséparablement, parole et action – qui est là en jeu. »
Extrait de l’introduction d’Isabelle Grellier (enseignante à la faculté de théologie protestante de Strasbourg).

« La crise demande aux pouvoirs publics, aux associations et aux personnes d’être plus solidaires au quotidien. Elle nécessite surtout que nous sachions, Églises et associations, porter un projet d’une société plus sobre et plus égalitaire et que nous sachions résister au désir à court terme des politiques et des économistes de rafistoler les choses.
 Les chrétiens vivent dans l’espérance. Elle est indispensable dans une société sans orientation. Aussi nous devons entrer sans crainte dans le débat qui concerne l’avenir de nos sociétés.
C’est dire que la diaconie touche à tout ce qui concerne nos façons de vivre ensemble dans l’Église et dans la société. Si elle veut être fidèle à sa vocation, la diaconie ne peut se contenter d’essayer de réparer les dégâts causés par les systèmes politiques, économiques et financiers. Sans jamais prétendre détenir la vérité en ce domaine, elle doit nécessairement être présente dans le champ du politique, là où se prennent les décisions qui concernent la vie commune, pour protester contre les mécanismes qui contribuent à créer de l’exclusion, pour défendre la dignité des petits et veiller à la mise en oeuvre de la solidarité. »
 Extrait d’un texte d’Olivier Brès (ERF, Secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante).

 

Marie-Noële Duchêne

 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

 
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