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n°242 | Octobre 2010
  CAHIER | par Didier Sicard La médecine contemporaine et l’être humain

 ÉDITORIAL |    La plus belle des prières


 QUESTIONNER |    L’avenir de Dieu


 AGIR |    Par où la sortie ?


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Ascèse


 SERIE: MON JÉSUS |    9. « Il n’est pas ici. »


 CROIRE |    Une foi qui s’engage


 MÉDITER |    Confession de foi


 CAHIER | La médecine comtemporaine et lêtre humain   La médecine et la maladie

   La médecine contemporaine et l’être humain


 DIALOGUER |    Partageons-nous les mêmes valeurs?


 COMMENTER |    Marthe ne serait-elle pas meilleure que Marie ?


 DÉBATTRE |    Les droits de l’Homme sont-ils universels ?


 REPENSER |    Au commencement était le Verbe


 REGARDER |    Littéralisme… et parc d’attraction…


 RÉSONNER |    L’harmonie de la nature

 
 
 

  La fiche auteur de Florence Couprie

  Sur le même thème : Ascèse - mystique - endorphines - l’auto-torture

 
Evangile et liberté
 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS   par Florence Couprie 

Ascèse

 

Admiration devant l’ascète. Sans doute estil vraiment proche de Dieu, immergé dans la prière, séparé de tout besoin, supportant soif, faim, froid, douleur. L’ascèse, l’entraînement du corps et de l’esprit, ne rejoint-elle pas la mystique ?… Puis, la raison revient : pourquoi ? Pour quoi ? Approcher le mystère de Dieu en se coupant du monde, du sien ? Refuser au corps, notre être naturel, toute sensation de plaisir : plaisirs obtenus par nos cinq sens comme celui de la palatabilité (plaisir pris en mangeant) ; bonheur atteint pendant l’acte sexuel – acte d’amour entre deux êtres ; plaisir ressenti par certaines mères au moment de donner leur enfant au monde. Vous connaissez ces petits composés opioïdes sécrétés par le corps lui-même : les endorphines. Elles ont été découvertes vers 1975. Elles sont sécrétées naturellement par notre corps : elles accompagnent tous les efforts violents ou au contraire les activités de fond ; elles sont présentes lors de stress, de blessures graves ; leur effet euphorisant est assimilé par certains sportifs à l’extase. Ainsi, l’auto-torture est autant illusoire que la course effrénée derrière le plaisir ! Toutes deux ne sont dirigées que vers soi et la maîtrise par soi de sa vie et même – orgueil suprême ! – de sa rencontre avec Dieu. Notre travail, donné par Dieu, de serviteur inutile, n’est-il pas tout simplement de se déprendre de toute maîtrise, de rencontrer l’autre en ce qu’il nous signifie de l’irréductibilité de Dieu à tout contrôle de notre part, de nous laisser saisir par cette rencontre du prochain ? Une ascèse nous est indispensable : entraînons-nous à entendre l’appel de Dieu à la responsabilité, à l’amour du prochain. Entraînons-nous à nous laisser trouver par Dieu, à ne pas le chercher !

 

Florence Couprie

 

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