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n°241 | Août-Septembre 2010
  CAHIER | par Vincens Hubac L’imprimerie, l’humanisme et la Réforme

 ÉDITORIAL |    Vive la désobéissance !


 QUESTIONNER |    Les décroissants : qui sont-ils vraiment ?


 AGIR |    Qui va répondre aux réfugiés et aux migrants ?


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Tradition


 SERIE: MON JÉSUS |    8. L’homme tel que Dieu le souhaite


 BILLET |    Abraham, Ulysse et le Bouddha


 MÉDITER |    Avec ou sans ?


 CAHIER | L'imprimerie, l'humanisme et la Réforme   La diffusion des savoirs

   L’imprimerie, l’humanisme et la Réforme


 VIVRE |    Mon premier cercle de silence *


 COMPRENDRE |    La vie est-elle sacrée ?


 RETROUVER |    Le colonel Denfert-Rochereau, lion de Belfort


 REGARDER |    Le Lion de Belfort, doré pour un jour


 COMMENTER |    La liberté d’être esclave


 DÉBATTRE |    La force pour maîtriser la violence


 Journées Evangile et liberté 2010 |    journées 2010 évangile et liberté

 
 
 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

  Sur le même thème : savoirs - diffusion - parole - l’imprimerie

 
Evangile et liberté
 CAHIER   par Marie-Noële Duchêne 
 CAHIER | L'imprimerie, l'humanisme et la Réforme
  La diffusion des savoirs
  L’imprimerie, l’humanisme et la Réforme

La diffusion des savoirs

 

Première page du livre des Proverbes dans la Bible de 42 Lignes de Johannes Gutenberg, imprimée avant 1450

La parole, l’écrit, l’imprimerie, Internet… l’homme a besoin de communiquer pour exister. Si Homo sapiens est apparu il y a plusieurs centaines de milliers d’années, et que la parole a dû apparaitre il y a sans doute cent mille ans, l’écriture n’existe que depuis un peu plus de cinq mille ans. Cette invention mésopotamienne a fait passer l’humanité de la préhistoire à l’histoire.

  Les premiers systèmes d’écriture ne transcrivent pas les sons de la langue mais présentent des signes-images ou pictogrammes. Peu à peu, les Sumériens ont découvert la valeur phonétique. L’écriture fut révolutionnée par l’invention de l’alphabet : un signe pour un son. Inventé il y a 3 000 ans, l’alphabet phénicien serait l’ancêtre de tous les alphabets du monde.

  Si l’écriture naît du besoin de fixer des messages de façon durable, les textes doivent se transmettre, voyager. Bien avant Gutenberg, plusieurs techniques se succédèrent. Les Assyriens écrivaient sur des tablettes d’argile, les Égyptiens sur des rouleaux de papyrus et les Chinois sur des livres de bois et de soie. Les Romains adoptèrent le codex, livre qui assemble plusieurs parchemins.

  Pour transmettre les savoirs accumulés par écrit il y a deux moyens : faire venir les lecteurs ou faire voyager les écrits. La plus célèbre bibliothèque antique, celle d’Alexandrie, en Égypte, créée au IIIe siècle av. J.-C. et détruite dans un incendie, est estimée à plus de 400 000 volumes. Pourtant, dans les bibliothèques, le nombre de lecteurs est limité ; les hommes ont donc cherché à multiplier les exemplaires pour les diffuser.

  C’est à la fin du VIIe siècle que sont apparus, en Chine, les premiers écrits obtenus, sur papier, par le transfert d’encre répartie sur une planche gravée. On attribue à Pi Cheng l’invention de l’imprimerie vers 1040. Si Gutenberg ne peut pas historiquement être considéré comme l’inventeur de l’imprimerie, il a eu le mérite d’avoir fait la synthèse, vers 1440, de plusieurs techniques : l’utilisation d’un alliage métallique pour la fabrication de caractères mobiles, de l’encre grasse pour l’impression recto-verso du papier et de la presse à vis. Ce fut la naissance de l’industrie de la communication.

  Au moment de l’apparition d’Internet, dans les années 1990, certains ont fait le parallèle avec l’invention de l’imprimerie. La radio, la télévision avaient déjà permis la communication mondiale instantanée. Internet a rendu chaque humain actif, chercheur du savoir, à la manière du lecteur de bibliothèque mais avec un choix démultiplié. Luther et Calvin ont bénéficié de l’imprimerie pour diffuser leurs idées ; nous devons, nous aujourd’hui, utiliser intelligemment Internet.

  Vincens Hubac, bien connu de nos lecteurs, nous fait réfléchir sur ce que le protestantisme doit à l’imprimerie. Le texte que nous publions est la retranscription d’une conférence, on y retrouvera donc un style oral.

 

Marie-Noële Duchêne

 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

 
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