Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°241 | Août-Septembre 2010
  CAHIER | par Vincens Hubac L’imprimerie, l’humanisme et la Réforme

 ÉDITORIAL |    Vive la désobéissance !


 QUESTIONNER |    Les décroissants : qui sont-ils vraiment ?


 AGIR |    Qui va répondre aux réfugiés et aux migrants ?


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Tradition


 SERIE: MON JÉSUS |    8. L’homme tel que Dieu le souhaite


 BILLET |    Abraham, Ulysse et le Bouddha


 MÉDITER |    Avec ou sans ?


 CAHIER | L'imprimerie, l'humanisme et la Réforme   La diffusion des savoirs

   L’imprimerie, l’humanisme et la Réforme


 VIVRE |    Mon premier cercle de silence *


 COMPRENDRE |    La vie est-elle sacrée ?


 RETROUVER |    Le colonel Denfert-Rochereau, lion de Belfort


 REGARDER |    Le Lion de Belfort, doré pour un jour


 COMMENTER |    La liberté d’être esclave


 DÉBATTRE |    La force pour maîtriser la violence


 Journées Evangile et liberté 2010 |    journées 2010 évangile et liberté

 
 
 

  La fiche auteur de Jean-Marie de Bourqueney

  Sur le même thème : Abraham - Ulysse - Bouddha - voyages

 
Evangile et liberté
 BILLET   par Jean-Marie de Bourqueney 

Abraham, Ulysse et le Bouddha

 

Nos existences humaines sont des voyages, avec leur lot de surprises et de projets, de rencontres et d’introspections. L’Antiquité ne s’y est pas trompée en racontant l’histoire symbolique de trois personnages qui deviennent paraboles de nos vies : Abraham, Ulysse, et Sidarta Gautama (devenu le Bouddha). Les trois sortent de chez eux, entreprennent un périple qui va constituer leur identité ; mais les trois en tireront des conclusions radicalement différentes.

  Ulysse est la figure de l’aventurier que sa douce Pénélope attend comme s’il allait revenir chaque jour. Son voyage sera riche d’expériences, positives ou négatives, qui vont le modifier. Il deviendra acteur des événements qu’il subissait jusqu’alors. Une fois son périple accompli, une fois devenu un adulte autonome (on dirait aujourd’hui un leader, puisque l’on estime que parler anglais nous tient lieu de pensée…), il rentrera dans son Ithaque natale, y retrouvera sa famille et sa « place », enrichi de ses expériences. Ulysse, c’est le retour !

  Sidarta Gautama sort de son palais, de sa condition « protégée », pour découvrir le monde. Il y rencontre les différentes souffrances humaines. Il en tire une conclusion radicale : celle de « l’éveil », c’est-à-dire de la sortie de l’histoire et de ses passions responsables des souffrances. Le Bouddha, c’est la sortie !

  Quant à la figure d’Abraham, c’est celle d’une sortie aussi, mais au départ de son existence. Il quitte son « terroir » de Chaldée vers un ailleurs plus ou moins promis. Car il ne sait pas pour où il part, mais il part avec cette conviction que la présence de Dieu l’accompagne, que son existence a un sens qu’il lui faut découvrir. Abraham c’est l’aventure !

  Et moi qui suis-je ? Tour à tour Ulysse, aspirant à un retour à mon terroir natal (ma « retraite » comme un retour…), Bouddha, voulant fuir loin du tumulte superficiel de l’agitation humaine, ou Abraham, cherchant le sens (la signification et la direction) de mon existence ? Oui, par caractère, je suis les trois ! Mais ma conviction théologique est abrahamique : je vis dans l’aventure des idées, dans la rencontre des convictions. Je vais toujours vers un ailleurs de la pensée, où je ne suis jamais seul.*

 

Jean-Marie de Bourqueney

 

  La fiche auteur de Jean-Marie de Bourqueney

 
Contactez-nous | Les liens   © 2012 Évangile et Liberté