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n°237 | Mars 2010
  CAHIER | par Gilles Bourquin De l’animal à l’Homme

 ÉDITORIAL |    Toutes les formes de protestantisme ne se valent pas


 QUESTIONNER |    Athées et chrétiens, semblables et différents


 AGIR |    CICR : une croix sur l’indifférence


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Anges


 SERIE: MON JÉSUS |    4. Des commandements aux droits de l’Homme


 BILLET |    Modéré ? Moi, jamais !


 MÉDITER |    Aimer toute la création


 CAHIER | De l’animal à l’Homme   Quel est le propre de l’Homme ?

   De l’animal à l’Homme


 VIVRE |    Insouci


 REPENSER |    Le sacrifice


 COMMENTER |    Entre liberté et mainmise, l’épisode du veau d’or


 REGARDER |    Mondes parallèles


 DÉBATTRE |    Le transhumanisme


 RETROUVER |    Frank Martin, compositeur « protestant »


 RÉSONNER |    David Lynch

 
 
 

  La fiche auteur de Étienne Hollier-Larousse

  Sur le même thème : Nazaréen - théocentrique

 
Evangile et liberté
 SERIE: MON JÉSUS   par Étienne Hollier-Larousse 

…et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Mt 22,39)

 

4. Des commandements aux droits de l’Homme

 

François-Léon Sicard, Le Bon Samaritain, Paris, Jardin des Tuileries, photo Wikimedia.org

L’ ancienne loi ordonnait d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. La révélation que m’apporte Jésus, c’est que ces deux commandements n’en font qu’un. Cette révélation ne rejette rien du passé, ni de mon passé, ni du passé de l’Histoire. Elle est un accomplissement renouvelé chaque fois que je m’y réfère, chaque fois que je retrouve dans la parole de Jésus ce qui m’ouvre le chemin, ce qui me permet de m’approcher de la vérité de la vie qui m’est donnée.

  Elle est aussi un accomplissement dans l’Histoire : Jésus est celui qui a fait progresser l’humanité de la notion d’individu à la notion de personne ; l’individu avait pour seule valeur et pour seule définition sa place et son rôle au sein de la structure sociale ; la personne a sa valeur en elle-même, comme aimée de Dieu et égale à toutes les autres dans cet amour. Les défenseurs des droits de l’Homme, croyants ou athées, qu’ils l’acceptent ou non, sont aujourd’hui porteurs du message révolutionnaire du Nazaréen.

  Nombreux sont ceux qui se demandent où trouver un fondement, une source aux valeurs indispensables pour que la vie ait un sens, pour que le lien social se constitue et se maintienne. Au point que certains philosophes en viennent à désigner une « place vide de la transcendance ». Jésus nous donne la réponse : cette source est en Dieu, et nous nous y désaltérons à chaque moment que nous vivons dans et par l’amour de notre prochain.

  Jésus me libère de toute question sur sa nature, ses pouvoirs, sa divinité : c’est sa parole qui reste, sa parole qui rassemble et qui unit, sa parole qui fonde. Cette parole nous ouvre à Dieu, nous ouvre aux hommes, nous dit que c’est la même chose, et résonne sans fin dans mon esprit comme dans l’esprit des plus incroyants de mes compatriotes. Par elle je peux joindre une foi résolument théocentrique et la conviction d’être chrétien. Par elle cette conviction peut être libérée de la croyance, mais ancrée dans la confiance et dans l’espérance.

 

Étienne Hollier-Larousse

 

  La fiche auteur de Étienne Hollier-Larousse

 
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