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n°235 | Janvier 2010
  CAHIER | par Louis Pernot Le christianisme face à la modernité

 ÉDITORIAL |    Bonne et heureuse année 2010 !


 QUESTIONNER |    Chroniques d’un pasteur à vélo


 AGIR |    La Mission évangélique auprès des sans-logis


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Inspiration


 SERIE: MON JÉSUS |    2. Lève-toi et marche !


 BILLET |    Victimes de la mode


 MÉDITER |    Notre Père


 CAHIER | L’évolution du christianisme   Introduction : L’évolution du christianisme

   Le christianisme face à la modernité


 VIVRE |    Vous aurez bien une petite pièce ?


 RETROUVER |    Jean-Jacques Caton Chenevière


 COMMENTER |    Jésus, héritier d’une lignée un peu bizarre


 DIALOGUER |    Stimuler le dialogue interreligieux


 REPENSER |    Églises unies ou Église unique ?


 RÉAGIR |    La Suisse et les minarets

 
 
 

  La fiche auteur de James Woody

  Sur le même thème : grosse - mannequin. - décès - destin - corps - mince - masse corporelle - lépreux - l’image extérieure

 
Evangile et liberté
 BILLET   par James Woody 

Victimes de la mode

 

Ana Carolina Reston Macan, 21 ans, 174 cm, 40 kg en 2006 au moment de sa mort. Motif du décès : la crainte d’être trop grosse pour continuer à être mannequin. Il est certain qu’avec un indice de masse corporelle de 13,4 elle avait de la marge (l’Organisation Mondiale pour la Santé indique qu’en dessous de 16 il y a lieu de parler de famine). Cas isolé ? Luisel Ramos, une autre jeune femme mannequin avait connu le même destin quelques mois auparavant. C’était il y a trois ans, mais aujourd’hui encore, des sites Internet continuent à faire la promotion de modes de vie qui prônent la maigreur au point que la seule méthode pour atteindre un corps « idéal » soit d’avoir un comportement alimentaire dangereux pour la santé.
  Bien entendu, cette quête est poursuite du vent, comme l’atteste l’un des mots d’ordre : « Tu ne peux jamais être trop mince. » En d’autres termes, tu ne pourras jamais être bien ! Cette quête devient suicidaire à partir du moment où l’on prône que « être mince est plus important qu’être en bonne santé ». Ces encouragements fauchent des jeunes gens qui ont une image d’eux-mêmes blessée et qui sont prêts à adhérer à n’importe quel discours qui donnera l’impression de valoriser leur corps.
  De son côté, l’Évangile peut sauver de ces dérives qui confinent au sectarisme en rappelant que notre dignité ne dépend pas d’un indice de masse corporelle. L’Évangile peut sauver d’une mise en danger de sa propre vie et de drames familiaux en invitant à reconsidérer notre vie autrement que dans son aspect formel. Toutes les rencontres de Jésus avec des lépreux, avec des handicapés de l’image extérieure, sont des métaphores qui montrent qu’une nouvelle estime de soi est possible : l’Évangile parle d’une grâce qui nous concerne et qui contribue à notre véritable beauté. La prédication de la grâce peut effectivement sauver des personnes qui ont perdu de vue leur richesse intérieure, la formidable valeur que Dieu confère à chacun. La prédication de la grâce nous donne ce que Paul Tillich nommait « le courage d’être ».

 

James Woody

 

  La fiche auteur de James Woody

 
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