Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°234 | Décembre 2009
  CAHIER | par Vincent Schmid La foi au défi du trans - humanisme

 ÉDITORIAL |    Dieu est d'abord un mot du dictionnaire.


 QUESTIONNER |    Comment être calviniste après Calvin ?


 SERIE: MON JÉSUS |    1. La lumière du monde


 BILLET |    Le culte buissonnier


 MÉDITER |    Cette unique vie-là


 CAHIER | La foi au défi du transhumanisme   Introduction: L’Homme face aux nouvelles technologies

   La foi au défi du trans - humanisme


 VIVRE |    Noël vient


 COMMENTER |    Deux paraboles pour le prix d’une


 REPENSER |    La naissance virginale


 CROIRE |    Dieu est amour


 RETROUVER |    Gaston Frommel : un maître de la vie intérieure


 RÉSONNER |    Le Ruban blanc

 
 
 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

  Sur le même thème : Huxley - Bostrom - David Pearce - nanotechnologies - neurosciences - Hominescence - biotechnologies - évolution

 
Evangile et liberté
 CAHIER   par Marie-Noële Duchêne 
 CAHIER | La foi au défi du transhumanisme
  Introduction: L’Homme face aux nouvelles technologies
  La foi au défi du trans - humanisme

« L'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ? » (Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique)

 

Introduction: L’Homme face aux nouvelles technologies

 

    Le terme « transhumanisme » a été inventé en 1957 par Julian Huxley, biologiste britannique, pour décrire le point de vue selon lequel l’homme pourrait s’améliorer grâce à la science et la technologie. Mais ce sont les philosophes Nick Bostrom, suédois, et David Pearce, anglais, qui ont finalement fondé le mouvement transhumaniste.
    De quoi s’agit-il ? Les nouvelles technologies – comme les nanotechnologies, les biotechnologies (notamment le génie génétique, les cellules souches, le clonage), l’intelligence artificielle associée aux neurosciences – ont peu à peu convaincu de nombreux chercheurs et philosophes que l’humanité se trouvait à un tournant inédit de son histoire. Le philosophe français Michel Serres, dans son ouvrage Hominescence, terme qu’il a inventé, écrit en 2001 : « Nous vivons un moment décisif du processus qui nous façonne. Inquiétante pour certains, cette naissance en enthousiasme d’autres. Nous la suscitons sans savoir quel homme elle crée, assassine ou magnifie. »
    Ces possibilités (il ne s’agit vraiment plus de sciencefiction et nous ne reviendrons pas en arrière), si elles ouvrent la voie à des progrès inouïs (longévité accrue, amélioration de notre santé, du contrôle de nos émotions et de nos capacités sensitives et cognitives…), font aussi apparaître de nouveaux questionnements (et sans doute de nouveaux dangers ?) qui vont bien au-delà des simples problèmes de bioéthique.
    Par exemple la perspective de manipuler la matière à l’échelle moléculaire et d’interférer avec le monde du vivant suscite de grands espoirs, mais aussi des inquiétudes éthiques. La convergence des nanotechnologies avec la biologie et les technologies de l’information préfigure la possibilité de prendre le relais de l’évolution naturelle comme l’envisage le transhumanisme. L’homme accélère et détourne le cours de son évolution pour participer à sa propre création. Cette démarche, qui n’est pas à rejeter à priori, pose des questions d’ordre culturel, philosophique et théologique. Les technologies nouvelles que nous utilisons ne risquent-elles pas d’échapper à notre contrôle ? Sommes-nous à l’abri des « mauvais » usages que l’on peut en faire, depuis l’atteinte à la vie privée jusqu’à la fabrication d’armes nouvelles en passant par l’eugénisme ? Ces questions d’éthique doivent être examinées et prises en considération par tous les acteurs de la société.
    Vincent Schmid, pasteur à la cathédrale Saint- Pierre de Genève, aborde le problème de la foi face au transhumanisme. Les théologiens ne peuvent se désintéresser de cette question déjà posée aujourd’hui à notre société : « Il s’agit de réinterpréter Dieu et son vis-àvis, l’homme, avec un langage crédible. »
    Rappelons que Vincent Schmid est l’auteur d’un remarquable Michel Servet. Du bûcher à la liberté de conscience (Éditions de Paris - Max Chaleil, 2009)

 

Marie-Noële Duchêne

 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

 
Contactez-nous | Les liens   © 2012 Évangile et Liberté