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n°224 | Décembre 2008
  CAHIER | par Yann Redalié Le sport et le protestantisme

 ÉDITORIAL |    Emmanuel


 QUESTIONNER |    De la fragilité humaine à la fragilité divine


 AGIR |    Faire silence pour que les sans-voix soient écoutés


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Rédemption


 SERIE : MANGER |    3. Le miel est doux mais une abeille ça pique


 BILLET |    Vous m’affligez


 MÉDITER |    Chant des veilleurs


 CAHIER | Le sport et le protestantisme   Introduction : Le sport

   Le sport et le protestantisme


 CELEBRER |    La fête


 RÉAGIR |    Déclaration de l’Église Réformée de Nîmes.


 FÊTER |    Hanoukkah


 REPENSER |    La louange


 RETROUVER |    Moïse Amyraut


 COMMENTER |    Le Vierge Joseph


 RÉSONNER |    La gare TGV d’Avignon

 
 
 

  La fiche auteur de Marie-Noële Duchêne

  Sur le même thème : Le sport - Pierre de Coubertin - développement intellectuel

 
Evangile et liberté
 CAHIER   par Marie-Noële Duchêne 
 CAHIER | Le sport et le protestantisme
  Introduction : Le sport
  Le sport et le protestantisme

Introduction : Le sport

 

   Le sport tient une place importante dans notre société. Par les journaux, les magazines, la télévision, nul ne peut échapper aux informations sportives. Jeux olympiques, Tour de France, Tournoi des 6 nations, Roland Garros, Route du Rhum, 24 h du Mans... sont suivis avec passion par certains tandis que d’autres, allergiques, protestent.
   Pierre de Coubertin disait, il y a presque un siècle : « Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. »
   Le sport a effectivement une face lumineuse : lorsqu’on admet qu’il n’est qu’un jeu, il peut éduquer à l’effort, entraîner à la maîtrise de soi, à la solidarité, au respect mutuel, à la joie partagée, à la découverte de ses limites. Il apprend à savoir perdre devant un adversaire meilleur, même si l’on a tout donné de soi pour gagner.
   Mais le sport moderne a aussi une face sombre, qui fait la une des médias : c’est le dopage, la corruption, la violence, le racisme. Cette situation dramatique est certainement liée aux bénéfices que le sport génère de nos jours, à la fois pour les joueurs et pour certaines entreprises qui peuvent en profiter : la publicité use et abuse du sport et de ses idoles pour tenter de faire vendre des slips ou des yaourts. Le sport s’est professionnalisé à outrance : dominé par l’économie de marché, il exige des individus « rentables » et donc toujours plus performants. Un gigantesque business a saccagé toute la beauté du sport. Il reste cependant un espoir : la « crise » pourrait faire évoluer la société...
   Les valeurs positives, éducatives du sport n’ont pas disparu partout, il reste le sport de tous les jours, le sport des petits clubs amateurs, celui des adolescents, les projets sportifs qui, dans certains quartiers difficiles, permettent l’apprentissage des règles sociales, de la vie commune, du respect, de la fraternité, de l’effort.
   La plupart des sports peuvent être considérés comme des quasi-religions séculières, comme Tillich les définit dans Le christianisme et les religions. Ils ont leurs adeptes, leurs moments de culte, leurs fêtes rituelles et aussi leurs valeurs positives qui aident à vivre.
   Le protestantisme a participé à l’apparition et au développement des sports modernes en mettant en avant le caractère éducatif du sport, mais aussi en insistant sur l’importance du développement de la personne humaine dans sa totalité : développement intellectuel, spirituel et physique.

   Yann Redalié, Professeur de Nouveau testament à la Faculté de théologie vaudoise de Rome, décrit ici l’influence du protestantisme, et de ses valeurs, sur ce développement, en particulier au XIXe siècle, durant lequel certains sports, comme le basket-ball, ont même été inventés par des mouvements protestants.

 

Marie-Noële Duchêne

 

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