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n°224 | Décembre 2008
  CAHIER | par Yann Redalié Le sport et le protestantisme

 ÉDITORIAL |    Emmanuel


 QUESTIONNER |    De la fragilité humaine à la fragilité divine


 AGIR |    Faire silence pour que les sans-voix soient écoutés


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Rédemption


 SERIE : MANGER |    3. Le miel est doux mais une abeille ça pique


 BILLET |    Vous m’affligez


 MÉDITER |    Chant des veilleurs


 CAHIER | Le sport et le protestantisme   Introduction : Le sport

   Le sport et le protestantisme


 CELEBRER |    La fête


 RÉAGIR |    Déclaration de l’Église Réformée de Nîmes.


 FÊTER |    Hanoukkah


 REPENSER |    La louange


 RETROUVER |    Moïse Amyraut


 COMMENTER |    Le Vierge Joseph


 RÉSONNER |    La gare TGV d’Avignon

 
 
 

  La fiche auteur de Gilles Castelnau

  Sur le même thème : Rédemption - les « péchés » du monde - Souffle créateur

 
Evangile et liberté
 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS   par Gilles Castelnau 

Rédemption

 

   Nous sommes légitimement heureux de notre « rédemption », de cette nouvelle manière que nous donne le christianisme de considérer la vie, le monde, notre existence. Nous sommes sensibles à la libération qu’apporte l’Évangile de Jésus-Christ. Nous prenons conscience de la pesanteur des égoïsmes, des moralismes infantilisants, des arrogances aliénantes, des passivités découragées. Nous faisons l’expérience du dynamisme créateur que l’Esprit divin fait monter en nous, courage d’affronter la vie, apaisement souriant, sentiment de compassion universel…
   Cette « rédemption », ce nouveau style de vie et de pensée que Jésus-Christ nous a révélé, à la suite des prophètes d’Israël et qui a été poursuivi depuis par ses apôtres et tous ses disciples, nous nous y ouvrons par la foi et nous y progressons dans l’espérance et dans l’amour.

   Mais nous ne croyons pas que notre « rédemption » ait été un acte que Jésus-Christ aurait accompli tout seul et de lui-même en versant une rançon à un prince de ce monde, en nous « rachetant » à une Puissance quelconque qui aurait eu des droits sur nous, ou en versant son sang sur la croix pour apaiser la colère d’un Tout-Puissant focalisé sur les « péchés » du monde.
   Nous ne croyons pas que notre « salut » soit un drame céleste qui se soit joué en dehors de nous et qu’il nous ouvre l’accès à un Paradis éternel réservé par un Dieu sourcilleux à ceux qui en connaissent les mots-clés et les doctrines secrètes.

   Nous aimons le Dieu vivant dont le Souffle créateur anime tous les vivants : « Que tout ce qui respire loue donc l’Éternel. » (Ps 150,6)

 

Gilles Castelnau

 

  La fiche auteur de Gilles Castelnau

 
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