Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°227 | Mars 2009
  CAHIER | par Philippe Vassaux Sébastien Castellion, le petit savoyard

 ÉDITORIAL |    Libre songeur


 QUESTIONNER |    Un Dieu présent, à rendre présent


 CAHIER | Sébastien Castellion, le petit savoyard   Introduction : Sébastien Castellion

   Sébastien Castellion, le petit savoyard


 AGIR |    Chacun un omer


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Confessionnal


 SERIE : MANGER |    6. Obésités


 BILLET |    Deus providebit


 MÉDITER |    J’ai rendu à Dieu sa liberté…


 REPENSER |    Le Saint-Esprit


 DÉBATTRE |    Calvin libéral ?


 COMMENTER |    Dieu n’est pas partial


 RETROUVER |    Jean-Marc Ela


 RÉSONNER |    La leçon de Marie à Jésus

 
 
 

  La fiche auteur de Bernard Félix

  Sur le même thème : Confessionnal - Pâques

 
Evangile et liberté
 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS   par Bernard Félix 

Confessionnal

 

   Nos églises, surtout les plus anciennes ou les plus rurales, présentent sur leurs bas-côtés ou vers les fonds de leur nef, d’étranges édicules de bois dont l’architecture semble toujours la même. Avec leurs cavités centrales obscures, leurs rideaux et leurs toiles d’araignées, ils sont les témoins d’un autre âge de la religion catholique : celui où était bien respectée l’obligation de confession régulière des péchés auprès d’un prêtre ; au moins une fois l’an à Pâques, bien plus si affinités pour ces lieux secrets et pourtant souvent angoissants (une fois par semaine pour certains au XIXe siècle).
   Deux points de vue peuvent s’affronter. Le premier voit dans l’usage du confessionnal, développé depuis l’orée du XIIIe siècle (concile de Latran IV en 1215 institué par le pape Innocent III), un progrès par rapport aux temps précédents où la confession, déjà de règle, n’était que publique. Pratique alors difficile, conduisant parfois, voire souvent, au mensonge ou à l’omission.
   Le second point de vue voit dans l’institution généralisée de la confession dite auriculaire un moyen fort utile et fort efficace de direction régulière des consciences par le clergé. Et il en a bien été ainsi, d’où de fortes critiques au fil des temps.
   Comment conclure ? Chacun est libre d’épouser tel ou tel point de vue. Quant à moi j’ai largement senti dans ma jeunesse l’emprise du clergé sur bien de mes amis catholiques qui en souffraient sans trop oser m’en parler ouvertement. Et j’étais satisfait de penser que, protestant, j’étais à l’abri de ces habitudes que je jugeais avilissantes. Le protestant a appris à converser directement avec son Dieu ! Je suis donc heureux que la plupart de mes amis catholiques se soient aujourd’hui délivrés totalement de cette obligation.
   Un mot que je n’aime pas par conséquent et qui me donne un peu le frisson quand je pense à ce passé.

 

Bernard Félix

 

  La fiche auteur de Bernard Félix

 
Contactez-nous | Les liens   © 2012 Évangile et Liberté