Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°212 | Octobre 2007
  CAHIER | par Jean-Marie de Bourqueney Le goût du risque : entre sécurité et audace

 ÉDITORIAL |    Un Dieu sans barbe


 QUESTIONNER |    Dépoussiérer nos cantiques ?


 DÉBATTRE |    Liturgies d’enfer


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Judas


  SÉRIE : L'AUTORITÉ |    5. Exercer l'autorité


 BILLET |    Loterie, publicité et partage ou... Faut-il faire l'aumône aux riches ?


 CAHIER | Le goût du risque : entre sécurité et audace   Introduction : Risquer pour vivre

   Le goût du risque : entre sécurité et audace


 VIVRE |    Trouver la beauté


 AGIR |    Exclu


 DIALOGUER |    L’Église vaudoise aujourd’hui :


 RETROUVER |    Émile Gallé, artiste protestant


 COMMENTER |    « Faites ceci en mémoire de moi »


 RÉSONNER |    Le dernier repas

 
 
 

  La fiche auteur de Bernard Félix

  Sur le même thème :

 
Evangile et liberté
 VIVRE   par Bernard Félix 

Trouver la beauté

 

Que le sentiment de la beauté des paysages de la nature, des êtres de la création ou des œuvres d’art soit souvent mis en relation avec tel sentiment religieux et qu’il soit dit concourir à inspirer l’idée de la puissance créatrice de Dieu est un thème largement rebattu. J’ai souvent cédé moi-même à l’idée d’associer le plaisir, l’apaisement, l’extase qui naissent de la contemplation de la beauté au sentiment de la présence de Dieu ou, au moins, à une certaine forme d’exaltation religieuse. La beauté comme voie vers le Royaume, bien des théologiens ont emprunté cette piste.

J’étais confortablement installé dans cette idée quand est venu me déranger le souvenir d’Hedwige. Ma femme et moi l’avons rencontrée à travers des amis qui, sachant sa bonne connaissance d’un certain métier, nous ont adressés à elle. Nous lui savons gré de ses conseils. Mais quelle surprise a été la nôtre de la découvrir après de multiples coups de fil où elle nous avait démontré son efficacité professionnelle ! Dire qu’Hedwige est laide n’est pas assez dire. Poser un regard sur son visage est très pénible et elle le sait depuis l’enfance : sans doute une naissance difficile a détruit ce visage. Pauvre Hedwige qui a dû construire sa vie en solitaire (et fort honorablement, certes) avec ce handicap qui lui fait préférer lettres et coups de fil à toute rencontre.

À quelques années de là, nous cherchons à la joindre à nouveau. L’adresse que nous avons ne vaut plus rien. Aurait-elle disparu ? Les amis interrogés nous apprennent qu’à près de cinquante ans Hedwige a rencontré un homme dont elle partage la vie. Ils sont heureux, nous disent-ils.

Une affreuse laideur physique n’a pas fait obstacle au bonheur de ces deux êtres. Une remarquable beauté morale lui a été supérieure. L’amour a transfiguré leurs vies en beauté, les deux termes, amour et beauté, étant devenus en eux inséparables.

 

Bernard Félix

 

  La fiche auteur de Bernard Félix

 
Contactez-nous | Les liens   © 2012 Évangile et Liberté