Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°212 | Octobre 2007
  CAHIER | par Jean-Marie de Bourqueney Le goût du risque : entre sécurité et audace

 ÉDITORIAL |    Un Dieu sans barbe


 QUESTIONNER |    Dépoussiérer nos cantiques ?


 DÉBATTRE |    Liturgies d’enfer


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Judas


  SÉRIE : L'AUTORITÉ |    5. Exercer l'autorité


 BILLET |    Loterie, publicité et partage ou... Faut-il faire l'aumône aux riches ?


 CAHIER | Le goût du risque : entre sécurité et audace   Introduction : Risquer pour vivre

   Le goût du risque : entre sécurité et audace


 VIVRE |    Trouver la beauté


 AGIR |    Exclu


 DIALOGUER |    L’Église vaudoise aujourd’hui :


 RETROUVER |    Émile Gallé, artiste protestant


 COMMENTER |    « Faites ceci en mémoire de moi »


 RÉSONNER |    Le dernier repas

 
 
 

  La fiche auteur de Jean-Luc Duchêne

  Sur le même thème : Loterie, publicité et partage - Faut-il faire l'aumône aux riches - courses de chevaux

 
Evangile et liberté
 BILLET   par Jean-Luc Duchêne 

Loterie, publicité et partage ou... Faut-il faire l'aumône aux riches ?

 

Les jeux de hasard et d’argent sont interdits en France depuis le XIXe siècle. Sont exclus de cette interdiction les casinos, les courses de chevaux et la Française des jeux. Faut-il se demander pourquoi ?

Vendre cent billets de loterie à 1 €, donner un seul prix de 50 € et empocher la différence est à la portée du premier imbécile venu. Pourtant, si l’on en croit la sagesse populaire qui proclame que « dans tout pari, il y a un imbécile et un voleur », les imbéciles seraient plutôt ceux qui achètent les billets… Quoi qu’il en soit, l’État se réserve le rôle du vendeur. Pour les autres, c’est interdit. Au même titre que le vol ou l’escroquerie !

Claudia Schiffer et George Clooney sont payés une fortune (5 millions de dollars pour Clooney, d’après certaines indiscrétions) pour dire dans des spots publicitaires de quelques secondes : « Parce que vous le valez bien ! » ou « What else ? »

Les entreprises commerciales ne font évidemment pas des cadeaux désintéressés aux vedettes « people », et c’est bien nous qui payons ces fortunes : elles sont incluses dans le prix du shampooing ou du café que nous achetons. Comme nous sommes très nombreux à acheter ces produits, chacun paie très peu. C’est exactement le principe de la loterie, à deux détails près :

– Le hasard n’intervient pas ici, conformément à la loi. En achetant mon paquet de café, j’ai la certitude de n’avoir aucune chance de gagner le magot.

– Les « joueurs » ne sont pas consultés : on leur impose un prélèvement obligatoire pour rémunérer des vedettes dont ils se passeraient peut-être.

C’est sur le même principe, mais avec l’accord des victimes cette fois, que sont construites les fortunes des joueurs de foot, ou des pilotes de formule 1.

Ce principe de la loterie (beaucoup paient un peu pour que peu gagnent beaucoup) est exactement le principe inverse du partage : répartir entre beaucoup de pauvres les excédents des quelques plus riches.

 

Jean-Luc Duchêne

 

  La fiche auteur de Jean-Luc Duchêne

 
Contactez-nous | Les liens   © 2013 Évangile et Liberté