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n°215 | Janvier 2008
  CAHIER | par Alain Houziaux Les guérisons miraculeuses

 ÉDITORIAL |    Réalisme


 QUESTIONNER |    Croire en la vie éternelle


 AGIR |    Une parole commune entre vous et nous


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Voeux


  SÉRIE : LES PERES DE L'EGLISE |    1. Césaire d'Arles


 (RE)LIRE |    Un manifeste libéral au XVIe siècle


 DÉBATTRE |    Le pape a raison


 CAHIER | Les guérisons miraculeuses   Introduction : Le corps, l'esprit et la maladie

   Les guérisons miraculeuses


 MÉDITER |    Je crois au Dieu qui parle


 RÉAGIR |    Pas de polémique !


 RETROUVER |    André Chouraqui et sa « Bible »


 COMMENTER |    Les Béatitudes et les prétendues « Malédictions » de Luc


 REGARDER |    Marché de Noël...


 BILLET |    Après les cadeaux


 RÉSONNER |    Religiosité populaire : les « Folies des Rois » au Brésil

 
 
 

  La fiche auteur de Anonyme

  Sur le même thème : Eid al-Fitr al-Mubarak - cette paix - Saint Coran - es Deux Commandements de l’amour

 
Evangile et liberté
 AGIR   par Anonyme 

À l’occasion du Eid al-Fitr al-Mubarak fêtant la fin du ramadan (1428 A.H. / 13 Octobre 2007), et à l’occasion du premier anniversaire de la lettre ouverte de 38 musulmans au pape Benoît XVI, 138 dignitaires musulmans de 43 nationalités différentes, appartenant à divers courants de pensée, ont signé une lettre ouverte adressée, non seulement au pape, mais aussi à divers dirigeants du monde chrétien : catholiques, orthodoxes et protestants. Cette lettre, qui met l’accent sur les deux « plus grands » commandements, celui de l’amour de Dieu et celui de l’amour du prochain, que l’on trouve dans le Coran comme dans la Bible, appelle à une réflexion sur les points communs qui peuvent rapprocher l’islam et le christianisme. Il serait dommage que cet appel ne rencontre que l’indifférence ! On peut trouver le texte complet de cette lettre, en plusieurs langues, sur le site : www.acommonword.com (chapitre « downloads and translations »). Nous reproduisons ici le résumé placé en tête de cette lettre.

 

Une parole commune entre vous et nous

 

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

Musulmans et chrétiens constituent bien ensemble plus de la moitié de la population mondiale. Sans la paix et la justice entre ces communautés religieuses, il ne peut pas y avoir de paix significative dans le monde. L’avenir du monde dépend donc de la paix entre musulmans et chrétiens.

La base de cette paix et de cette compréhension mutuelle existe déjà. Elle fait partie des principes qui sont les fondations véritables des deux religions : l’amour du Dieu Unique, et l’amour du prochain. Ces principes sont énoncés à maintes reprises dans les textes sacrés de l’Islam et du Christianisme. L’Unité de Dieu, la nécessité de L’aimer, et la nécessité d’aimer le prochain constituent ainsi le terrain d’entente de l’Islam et du Christianisme. En voici quelques exemples :

Sur l’Unité divine, Dieu dit dans le Saint Coran : « Dis C’est Lui Dieu l’Un ! Dieu Se suffit à Lui-même ! » (Al-Ikhlas, 112:1-2). Sur la nécessité de l’amour de Dieu, le Coran révèle : « Invoque sans cesse le Nom de ton Seigneur et communie intensément avec Lui ! » (Al-Muzzammil, 73:8). Sur la nécessité d’aimer son prochain, le Prophète Muhammad (sur lui la Paix et les bénédictions divines) a dit : « Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. »

Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ (sur lui la Paix) a dit : « “Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est Un. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force”. C’est là le premier commandement. Le second lui est semblable : “tu aimeras ton prochain comme toi-même”. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». (Marc 12:29-31)

Dans le Saint Coran, Dieu le Très-Haut enjoint les musulmans de lancer l’appel suivant aux chrétiens (et aux juifs – les gens des Écritures) :

Dis : « Ô gens des Écritures ! Élevez-vous à une parole commune entre vous et nous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en-dehors de Dieu. » S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière. » (Aal ‘Imran 3:64)

L’expression : « de ne rien Lui associer » se réfère à l’Unité de Dieu, tandis que l’expression : « de n’adorer que Dieu Seul » renvoie au fait d’être dévoué totalement à Dieu. Ainsi donc, elles expriment le premier et plus grand commandement. Selon l’un des plus anciens commentaires coraniques faisant autorité, l’expression : « et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en-dehors de Dieu », signifie « de ne pas obéir les uns aux autres en désobéissant à ce que Dieu a commandé ». Ici, c’est le second commandement qui est exprimé, car la justice et la liberté de religion sont des aspects centraux de l’amour du prochain.

Conformément au Coran nous, en tant que musulmans, invitons les chrétiens à s’accorder avec nous sur ce qui nous est commun, et qui constitue également l’essentiel de notre foi et de notre pratique : les Deux Commandements de l’amour.

 

Anonyme

 

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