Accueil | Qui sommes nous | le Blog de la rédaction | Traduction S'abonner | Nous soutenir  
RSS A A A
 
 
n°217 | Mars 2008
  CAHIER | par Jérôme Cottin L’art contemporain et le christianisme

 ÉDITORIAL |    Pâques


 QUESTIONNER |    Liberté de croire, nécessité de connaître


 RÉAGIR |    En prison… et après ?


 CES MOTS QU’ON N’AIME PAS |    Réincarnation


  SÉRIE : LES PERES DE L'EGLISE |    3. Éphrem le Syrien


 (RE)LIRE |    Douter et chercher


 MÉDITER |    Un chemin de lumière


 CAHIER | L'art contemporain et le christianisme   Introduction : Art contemporain et christianisme

   L’art contemporain et le christianisme


 DÉBATTRE |    Quand la ville devient le monde


 DIALOGUER |    Une Église méconnue : l’Église vieille-catholique


 VIVRE |    Îles d’Aran


 COMMENTER |    Agir : et Dieu dans tout cela ?


 REPENSER |    L'incarnation

 
 
 

  La fiche auteur de Laurent Gagnebin

  Sur le même thème : Pâques - Rameaux - symbôle

 
Evangile et liberté
 ÉDITORIAL   par Laurent Gagnebin 

Pâques

 

Pâques signifie que le rocher de Sisyphe, celui de l’absurde et de ses fatalités, des résignations, du mal mortifère, est maintenant définitivement défait. L’Évangile raconte cette véritable révolution en convoquant l’univers entier.

La fête des Rameaux révèle cette dimension cosmique à travers la mention d’un séisme que l’on retrouvera à l’heure de la crucifixion et de la résurrection. Jérusalem fut bouleversée, nous disent les textes, c’est-à-dire, d’après le grec original, saisie d’un tremblement de terre (Mt 21,11). Les rameaux, eux, associent le monde végétal à la fête qui porte leur nom. Mais ces branchages, dont Luc ne parle pas, seront bien vite relayés par le bois mort de la Croix. Le monde animal est représenté par l’ânon qui ajoute à cette perspective universelle.

Un autre animal apparaîtra au moment de la Passion : le coq du triple reniement de Pierre ; son chant n’annonce-t-il pas une aube nouvelle, comme le dit un cantique ?

L’univers humain est pris en compte à travers sa versatilité et ses trahisons meurtrières. Ici retentit un « hosanna » unanime et là un « qu’il soit crucifié » que « tous » (Mt 27,22) prononceront en chœur.

Et le monde minéral ? Lui aussi est mystérieusement présent dans cet accomplissement universel. D’après Luc (19,40), en effet, Jésus déclare aux Pharisiens indignés par les cris de joie des disciples : « Si eux se taisent, les pierres crieront. » Étrange et merveilleuse parole qui inscrit le minéral au cœur de ce récit pour ainsi dire écologique. On ne peut alors s’empêcher de penser à cette pierre roulée du tombeau vaincu, comme le proclame le traditionnel cantique de Pâques. Le rocher de Sisyphe est à jamais culbuté.

Pâques : une résistance cosmique à la désespérance des recommencements sans espoirs.

 

Laurent Gagnebin

 

  La fiche auteur de Laurent Gagnebin

 
Contactez-nous | Les liens   © 2010 Évangile et Liberté